Les responsables du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) ont clarifié leur position sur la prorogation de la transition. C’était lors d’une conférence de presse tenue le 12 octobre dernier à la maison des ainés.
Au menu de cette rencontre avec la presse, diverses questions ont été abordées pour justifier leur position sur la prolongation de la durée de la transition. Parmi elles : l’insécurité, la lutte contre la corruption, la tenue des assises nationales de refondation, les élections etc.
Selon le FSD, les élections ne peuvent se tenir à la date indiquée par la Cedeao, car, toutes les conditions ne sont pas réunies. « Il est impossible d’organiser les élections en février prochain », a déclaré M. Aboubacar A Touré au nom du FSD, face à la presse. M. Touré de poursuivre que le FSD va accompagner le gouvernement à partir de la décision qui sera prise par rapport à la date de l’organisation des élections. Pour le FSD il faudrait que des conditions soient réunies pour qu’on puisse organiser des élections transparentes, crédibles pour éviter les crises postélectorales.
S’agissant de l’insécurité, le Front pour la sauvegarde de la démocratie a rappelé que malgré la présence de Barkhane, avec des moyens militaires énormes, de la Minusma, de la force conjointe du G5 Sahel, des FAMa et des forces européennes Takuba constituées sous l’égide de la France, le Sahel en général, le centre et le nord du Mali en particulier demeurent toujours sous l’emprise des djihadistes.
Face à cette situation, le FSD recommande au gouvernement, d’engager sans désemparer la réflexion en vue de reprendre en mains les réorientations indispensables en vue d’optimiser la lutte contre le terrorisme. Ainsi rappellent-ils, seules les forces de défense et de sécurité du Mali et les forces étrangères amies, sous commandement Malien, disposent du droit et de la légitimité de porter des armes dans le cadre de leur mission régalienne et que toute unité irrégulière est illégale. Par conséquent, le FSD invite le gouvernement à engager dans les meilleurs délais une vaste opération de désarmement en ayant comme préalable que tout détenteur d’armes soit considéré comme terroriste à l’exception des forces de défense et de sécurité.
En ce qui concerne les Assises nationales de la refondation, le FSD salue le calendrier de déroulement des Assises nationales de la refondation annoncé par le Gouvernement prévu du 15 octobre au 21 novembre. Pour le FSD, ces assises constituent le socle de la refondation tant souhaitée par l’ensemble des maliens. Selon eux, elles sont d’autant plus importantes que ses recommandations et conclusions auront un caractère exécutoire et conduiront à des réformes politiques et institutionnelles.
Cependant, le Front pour la sauvegarde et la démocratie exhorte toutes les composantes de la nation malienne à se mobiliser pour la réussite de ces assises. Au sujet de la lutte contre la corruption, le FSD félicite les actions engagées par les autorités dans la lutte contre la corruption et l‘impunité qui font partie des causes profondes de la crise multidimensionnelle que traverse notre pays. Tout en saluant la détermination des autorités de la transition, il les encourage à continuer l’opération au nom du principe de redevabilité afin que le pays soit totalement débarrassé de ces mauvaises pratiques qui n’ont que trop durées.
Oumar SANOGO
