Selon des propos recueillis par l’AMAP, la première édition de GAYA a été officiellement lancée le samedi 10 Octobre 2026 au siège de I DANCE’O, à Sabalibougou Courani, sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, représenté par son chargé de mission, Attaher Maïga. C’était en présence des Artistes, Créateurs, professionnels de la culture et représentants du corps diplomatique. Objectif : faire de la danse un espace de transmission du patrimoine, de création contemporaine et de rencontre avec le public.
Portée par l’association I DANCE’O, la manifestation s’inscrit dans un cycle biennal 2026-2028. Elle s’articulera autour de la formation, la recherche artistique, la cocréations et des échanges avec le public. La présidente de l’association, Bibata Ibrahim Maïga, initiatrice du projet, y voit « le résultat d’une réflexion, d’un parcours et d’une conviction transformés en action ». Elle a expliqué que GAYA repose sur trois piliers : la transmission, la création et la diffusion. Elle a particulièrement insisté sur les cocréations, qui doivent réunir des artistes aux parcours et aux langages différents pour imaginer des propositions originales, ainsi que sur la nécessité de faire des arts vivants un véritable espace de dialogue avec les populations.
Pour Attaher Maïga, GAYA place la danse au cœur de la valorisation du patrimoine culturel, car les danses, les gestes et les rythmes du Mali portent une mémoire et une vision du monde qu’il faut transmettre. « La transmission du patrimoine ne signifie pas son immobilisation », a-t-il souligné, estimant qu’un patrimoine vivant doit se renouveler et dialoguer avec les générations présentes et futures. Il a ajouté que la biennale doit permettre au pays de renforcer sa place sur la scène chorégraphique africaine et internationale. Le représentant du ministre a plaidé pour l’accompagnement des jeunes talents, en citant le parcours de Bibata Ibrahim Maïga, passée par le programme d’incubation de talents Mali, mis en place par le département de la Culture.
Prenant la parole, Oumou Touré, représentante du ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a mis l’accent sur la dimension économique du projet. Rappelant que les arts vivants mobilisent de nombreux métiers, des interprètes aux formateurs en passant par les chorégraphes, les techniciens, les producteurs et les communicants. Elle a affirmé que « le développement de ce secteur passe par le renforcement des compétences et la professionnalisation ». Elle a souhaité que la biennale ouvre de nouvelles perspectives professionnelles et entrepreneuriales aux acteurs culturels maliens.
Moussa TRAORÉ
