Le vendredi 29 mai 2026 est à marquer d’une pierre blanche pour cinquante jeunes en situation de décrochage scolaire. Le ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a officiellement lancé des sessions de formation qualifiante à leur profit.
Présidée par la ministre de tutelle, Madame Oumou Sall Seck, cette initiative majeure a pour objectif de transformer une jeunesse vulnérable en un capital humain hautement qualifié pour le marché national de l’emploi.
L’événement a mobilisé du beau monde à Sénou. Des figures clés du secteur, notamment les responsables de l’Assemblée permanente des Chambres de Métiers du Mali, du HCR, du FAFPA et du Centre de Formation professionnelle local, ont fait le déplacement pour marquer le départ de cet apprentissage stratégique.
La répartition des bénéficiaires colle parfaitement aux réalités économiques actuelles. Vingt apprenants se frotteront au secteur du photovoltaïque, quinze embrasseront l’électronique, tandis que les quinze restants dompteront la conduite d’engins lourds. Pour le Gouvernement de la Transition, ce programme dépasse de loin le cadre de la simple technique. C’est un choix politique et social audacieux, pensé pour endiguer le chômage de masse et briser le cycle de la précarité qui guette trop souvent la jeunesse déscolarisée.
Madame la Ministre Oumou Sall Seck n’a pas mâché ses mots lors de son allocution. Investir dans la jeunesse est une urgence absolue pour garantir l’avenir de la nation. Elle a ainsi qualifié la formation professionnelle de « bien commun » et de « rempart contre le chômage », deux piliers indispensables à la paix sociale et à la stabilité du pays.
S’adressant directement aux nouveaux apprenants avec insistance, elle les a exhortés à saisir pleinement cette opportunité unique afin de devenir de véritables acteurs du développement au sein de leurs communautés respectives.
En transformant le décrochage scolaire en expertise technique, le Mali fait résolument le pari de l’autonomisation. Les compteurs sont désormais remis à zéro. Reste maintenant à ces cinquante jeunes de transformer l’essai sur le terrain pour prouver à tous que l’exclusion n’est jamais une fatalité, mais un outil à la main.
Bagna MAÏGA/KD

