Instauration de la paix et de l’entente au Mandé : le Corema félicité par 25 chefs de village

Avec l’instauration de la paix et de l’entente dans le Mandé, les responsables du Collectif pour la refondation du Mali (Corema) ont reçu, mercredi 3 août 2022, à leur siège, une délégation représentant 25 chefs de village. Riche en témoignages, l’évènement a été placé sous l’égide de Fousseynou Ouattara, président du Corema, Aboubacar Sidiki Fomba, membre du Collectif, en présence de plusieurs chefs de village.

Dramane Sacko, chef du village de Mamaribougou ;  Dramane Koné, celui de Samaya ;  Nana Mady Keïta, chef du village de Balandougou ; Moumine Camara, celui de Badougoudiéliba sont, entre autres, les participants à cette rencontre. Au total, ils étaient  près d’une dizaine de personnes venues du Mandé pour dire « merci » aux responsables du Corema. Avec pour but de refonder le pays,  consolider la paix, la cohésion sociale  et le vivre-ensemble, le Collectif pour la refondation du Mali semble avoir reçu sa mission au cœur du Mandé. Le mouvement est  parvenu à redonner confiance aux 25 chefs de village du Mandé. D’où la visite de la délégation venue pour « saluer et remercier » les leaders du Collectif. Pour Dramane Koné, chef du village de Samaya : « Nous remercions le bon Dieu qui nous recommande de reconnaitre le bienfait des autres. Tous les chefs de village du Mandé nous ont autorisés à venir spécialement pour remercier les membres du Corema pour leur travail incommensurable ». D’après le chef du village, les membres du Corema ont aimé leur patrie. Au Mandé, les chefs de village vivaient en prison par le fait qu’ils n’avaient pas accepté d’abandonner leur patrie. Les membres du Corema n’ont pas donné de l’argent ni de l’or aux populations du Mandé. Mais, clarifie Dramane Koné, « ils nous ont donné l’honneur et la dignité. Nous sommes donc fiers du Collectif. Il nous a tout donné. Parce qu’il nous a donné le drapeau du Mali et redoré le blason d’antan des chefs de village ». Les habitants du Mandé ont pu avoir des jeunes membres du Collectif qui se sont battus  pour la revalorisation des valeurs ancestrales de ce pays. « Mandé ne se limite pas aux 25 chefs de village représentés ici. Mais, ceux-ci ont été rétablis dans leur honneur et leur dignité grâce au Collectif. Ils ont pu tisser des liens avec des hautes personnalités du pays grâce au Collectif », témoigne Moumine Camara. Aussi, les chefs de village étaient tombés dans l’oubli total et n’étaient pas écoutés lors de la prise des décisions concernant leurs localités. Ils pouvaient être interpellés et facilement jetés en prison comme un voyou. Cela a été  actuellement cessé grâce au Corema, ajoute la délégation. « Quand les autorités ont décidé de remettre le drapeau aux chefs de village du pays, ce sont les chefs de villages du Mandé qui ont reçu les leurs en première position, grâce aux membres du Collectif. Cela nous a fait honneur », rapporte Moumine Camara. Pour  Ba Sidiki Diabaté, les membres du Collectif méritent le paradis. « Avec la démocratie, ils avaient écarté les chefs de village dans la gestion des terres. Aucun chef de village ne jouait encore ses rôles d’antan. Le Collectif a pu mettre fin à cette pratique en amenant la paix, l’entente et le vivre-ensemble au Mandé », rapporte la délégation. Emu, le président du Collectif, en l’occurrence Fousseynou Ouattara, dit avoir « compris le message de la délégation ». D’après lui, le Collectif pose des bonnes actions grâce au colonel Assimi Goïta et son gouvernement. « La refondation du Mali doit, selon M. Ouattara, forcément commencer par le Mandé ». Aussi membre du Conseil national de transition (CNT), Fousseynou Ouattara promet de faire de son mieux afin que les chefs de village soient pris en compte dans la construction de leurs localités, voire remis dans leurs droits d’antan. Présent sur la scène, Aboubacar Sidiki Fomba, 1er vice-président du Corema, rassure qu’en plus d’avoir instauré la paix et l’entente entre les habitants du Mandé, le Collectif cherche des moyens pour que les chefs de village puissent également participer à la prise de décisions concernant  leurs villages. Cela, en collaboration avec les maires.

Mamadou Diarra

Source : LE PAYS

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