Le 15 août 2022, le gouvernement de la transition a pris un arrêté interministériel interdisant l’importation, la distribution, la vente et l’usage du narguilé (chicha) sur toute l’étendue du territoire national du Mali. Afin de permettre aux usagers de se conformer à cette nouvelle disposition, les plus hautes autorités avaient accordé une période de grâce de six mois qui devait le mercredi 15 févier 2023. Pour veiller à l’effectivité de cette mesure, la Direction de l’Office Central des Stupéfiants, à travers ses Antennes de Bamako a effectué une patrouille la veille permettant l’interpellation d’une cinquantaine de personnes et un lot important de matériels saisis.
Selon le tabacologue Salif Koné, une source de Africanews, une étude conduite dans des écoles de Bamako a montré qu’à peu près 70 % des jeunes consomment de la chicha. Pour donc couper court à ce fléau qui se propageait plus vite dans la société en plus de son impact de plus en plus visible au sein de couche juvénile, le gouvernement de la transition a pris, le 15 août 2022, un arrêté interministériel interdisant l’importation, la distribution, la vente et l’usage de la chicha sur toute l’étendue du territoire national du Mali.
Mais compte tenu du fait que c’était devenu aussi un business pour bon nombre de jeunes commerçants, le gouvernement a alors décidé d’accorder une période de grâce de six mois permettant aux usagers d’évacuer leurs stocks et de se conformer à la nouvelle disposition qui est entrée en vigueur le mercredi 15 février 2023. A peine finie cette période de grâce, la Direction de l’Office Central des Stupéfiants (OCS), à travers ses Antennes de Bamako a effectué une patrouille qui a permis l’interpellation d’une cinquantaine de personnes ainsi qu’un lot important de matériels saisis.
Selon la Division Prévention, Communication et Relation Publiques de l’OCS (DPCRP), cette descente musclée dans les rues de Bamako a mobilisé plusieurs éléments de l’OCS avec à leurs têtes, 𝒍𝒆 𝑳𝒊𝒆𝒖𝒕𝒆𝒏𝒂𝒏𝒕-𝑪𝒐𝒍𝒐𝒏𝒆𝒍 𝑺𝒊𝒍𝒊𝒎𝒂𝒏 𝑺𝑨𝑵𝑨𝑮𝑹𝑬, 𝑪𝒉𝒆𝒇 𝒅𝒆 𝑹𝒆𝒏𝒔𝒆𝒊𝒈𝒏𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒆𝒕 𝒅𝒆𝒔 𝑶𝒑é𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒑𝒂𝒓 𝒊𝒏𝒕é𝒓𝒊𝒎 𝒅𝒆 𝒍’𝑶𝑪𝑺.
Une mesure qui fait la fierté des défenseurs de la santé publique à cause des conséquences néfastes de ce produit sur la santé de l’être humain.
Selon toujours Africanews, un groupe de travail de l’Organisation mondiale de la santé avait même mis en garde en 2017 contre la dangerosité de ce produit, le narguilé, qui serait dix fois plus nocif que la cigarette alors qu’il ne fait pas l’objet des mêmes campagnes de sensibilisation que le tabac.
La chicha contiendrait beaucoup plus de nicotine que dans les cigarettes ordinaires, beaucoup plus de goudron que dans les cigarettes ordinaires en plus des substances cancérigènes dues à la présence forte de métaux lourds.
A l’instar du Mali, l’utilisation de la Chicha est également interdite au Cameroun.
Issa Djiguiba
Source : LE PAYS
