Le Réseau Kya, en partenariat avec le Réseau des Journalistes pour la Promotion des Initiatives Culturelles (RJPIC) et l’Alliance des Journalistes pour le Développement de la Culture (AJDEC), puis avec l’Institut Kôrè des Arts et Métiers (IKAM), a organisé ce vendredi 8 mai 2026 au Mémorial Modibo Keïta de Bamako un séminaire thématique consacré à : « Communication et Journalisme culturel en temps de crise ». La cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Alamouta Dagnoko, représentant le Ministre de la Culture, en présence de M. Bandiougou Danté.
Étaient également présents, M. Assane Koné, Président du RJPIC, M. Djibril Guisse, Président du Réseau Kya, M. Kéba Daffé, Directeur de l’IKAM, ainsi que la Directrice du Mémorial Modibo Keïta. La rencontre a réuni journalistes, acteurs culturels et professionnels des médias autour des grands défis liés à l’information culturelle dans un contexte marqué par les crises sociales et sécuritaires.
Dans son intervention, M. Djibril Guisse a souligné que « la plume du journaliste est aussi une arme dont l’utilisation doit être responsable et fondée sur la rigueur morale ». Il a rappelé que le journalisme culturel doit être exercé avec conscience et éthique, car il influence la perception du public et contribue à la cohésion sociale dans les périodes difficiles.
Par ailleurs, M. Bandiougou Danté, Président de la Maison de la Presse, a indiqué que « pendant cette période de crise, il est capital de mettre l’accent sur la résilience et une communication professionnelle capable de déconstruire le narratif de l’obscurantisme ». Il a insisté sur la nécessité d’un discours médiatique constructif et porteur de valeurs positives pour renforcer la confiance du public.
Quant à M. Kéba Daffé, Directeur de l’IKAM, il a affirmé que « le journaliste culturel d’aujourd’hui n’est pas si éloigné du griot d’hier : il transmet, contextualise, alerte et préserve une mémoire collective ». M. Daffé a mis en avant la continuité entre la tradition orale et le journalisme culturel moderne, tous deux garants de la mémoire et de la transmission des valeurs culturelles.
En outre, M. Assane Koné, Président du RJPIC, a déclaré que « avant d’être journaliste culturel ou journaliste tout court, l’acteur de média est attaché à un pays qu’il doit défendre, en restant droit dans ses bottes pour le respect des règles d’éthique et de déontologie ». Il a insisté sur la responsabilité patriotique et morale du journaliste dans le contexte actuel du Mali.
La première Master Class, animée par M. Alexy Kalambry, a porté sur la critique d’art, les outils et méthodes pour le journaliste culturel au Mali, ainsi que les techniques de narration. Les participants ont échangé sur les enjeux et les perspectives du journalisme culturel, en lien avec les réalités du terrain et les besoins de formation professionnelle.
La seconde Master Class, animée par Dr. Hamadou Sanogo, était consacrée à la désinformation, la mésinformation et la propagande en période de crise. Le formateur a insisté sur la vérification des sources et la responsabilité des médias dans le traitement de l’information, rappelant l’importance de la rigueur et de la vigilance journalistique.
Ce séminaire a permis de mettre en avant des réflexions fortes sur le rôle du journalisme culturel en temps de crise. Les interventions ont souligné la nécessité d’un journalisme éthique, engagé et porteur de valeurs, capable de renforcer la cohésion sociale et de préserver la mémoire collective du Mali face aux défis contemporains.
Ibrahim Kalifa Djitteye
