Réunie en assemblée générale ce jeudi 11 juin 2026, la Maison de la Presse du Mali a abordé avec gravité la situation des journalistes actuellement incarcérés. Le président Bandiougou Danté a pris la parole avec solennité pour exposer la position de l’institution et appeler la profession à la cohésion.
Trois confrères en détention
La Maison de la Presse suit avec une profonde préoccupation le sort de trois journalistes : Youssouf Sissoko, Chahana Takiou et Abderhamane Keïta. Leur libération constitue, selon le président Danté, la priorité absolue de l’institution. Les démarches engagées s’inscrivent dans un esprit de responsabilité, de dialogue et de préservation de la crédibilité de la presse malienne.
La Maison de la Presse a rappelé les efforts déjà consentis pour améliorer ses relations avec le monde judiciaire, notamment à travers l’organisation de journées Justice-Presse et de conférences communes. Elle a toutefois exprimé sa déception face à l’absence de résultats concrets de la part de ses interlocuteurs judiciaires.
Un appel à la sagesse et à la clémence
Le président Danté n’a pas mâché ses mots. Il a appelé à la sagesse, à la tolérance et au pardon, rappelant que tout ce qui est excessif finit par devenir insignifiant. Il a également invité les hommes de droit souhaitant assurer la défense des journalistes incarcérés à se rapprocher de la Maison de la Presse pour une meilleure coordination des actions.
Unité et discipline, les maîtres mots
Face à cette épreuve, la Maison de la Presse a demandé à l’ensemble des professionnels des médias d’éviter toute initiative dispersée ou non concertée. Toutes les actions à venir seront coordonnées et communiquées officiellement par l’institution.
Défendre les journalistes, a conclu Bandiougou Danté, c’est défendre le droit du public à une information libre et pluraliste. La solidarité professionnelle, a-t-il rappelé, reste une valeur fondamentale de la presse malienne.
Kémoko Diabaté
