La distribution de moustiquaires imprégnées et le premier passage de la Chimioprévention du Paludisme Saisonnier (CPS), ont enregistré un bilan très satisfaisant dans le cercle de Kangaba. C’est le constat fait ce vendredi 11 septembre 2026, lors d’une cérémonie de restitution présidée par le préfet Abou Dao. Les résultats de ces deux initiatives de santé publique ont été dévoilés en présence des autorités locales, des responsables sanitaires et des représentants de la société civile, selon les informations rapportées par l’AMAP.
Présentant les chiffres clés de ces opérations, le médecin chef du Centre de santé de référence de Kangaba, le docteur Moussa Sougané, a souligné l’atteinte des objectifs fixés. Il a précisé que pour la campagne de distribution des moustiquaires, l’ensemble des 32 132 ménages dénombrés a pu être servi, atteignant ainsi un taux de couverture de 100 %. La chimioprévention du paludisme saisonnier a quant à elle dépassé les prévisions initiales avec un taux de couverture de 105 %.
Cette réussite repose sur la qualité de la mobilisation humaine et logistique, comprenant le déploiement de dizaines d’équipes de recensement, de distribution, de supervision, ainsi que plus d’une centaine d’agents d’administration. La disponibilité du personnel, le respect du micro-plan et l’implication remarquable des autorités administratives et des associations de santé communautaire, qui ont contribué financièrement à hauteur de 1,8 million de francs CFA, ont grandement favorisé ce bilan.
Malgré ces avancées, des contraintes logistiques et organisationnelles ont été relevées au cours de la restitution. Les acteurs de terrain ont fait part de l’insuffisance de moustiquaires pour l’ensemble de la population générale, du manque de formation préalable avant le recensement, d’un déficit d’organisation et de la qualité des smartphones utilisés pour la collecte des données.
Afin d’optimiser les prochaines interventions sur le terrain, les participants ont formulé plusieurs recommandations. Ils préconisent notamment l’augmentation du nombre d’équipes sur le terrain, la fourniture de téléphones intelligents plus performants, un approvisionnement suffisant en matériel de prévention et la formation à temps des agents chargés du dénombrement des populations.
Moussa TRAORÉ, avec l’AMAP
