Comme chaque année, le président de la transition, le général d’Armée Assimi Goïta a accueilli, lundi 12 janvier 2026, à Koulouba, les représentants des forces vives de la nation (familles fondatrices de Bamako, les confessions religieuses (islamique, catholique et protestante) ainsi que les organisations de la société civile venus lui transmettre leurs vœux à l’occasion du Nouvel An. Un cadre propice pour débattre avec ses invités des sujets d’actualités phares du pays ainsi que les actions fortes engagées par l’État pour relever les défis.
Il y a quelques années, le Mali avait deux grandes préoccupations majeures, à savoir : récupérer l’entièreté de son territoire national et lutter efficacement contre le terrorisme. À la date d’aujourd’hui, sinon depuis la rectification de la transition, beaucoup d’efforts ont été investis dans ce sens par les plus hautes autorités de la transition. Lors de la traditionnelle présentation de vœux de Nouvel An des forces vives de la nation, le président, le Général d’armée Assimi Goïta s’est réjoui et a félicité la présence des Forces armées maliennes partout sur l’ensemble du territoire. Mieux, il a souligné que beaucoup de têtes d’affiche du terrorisme ont été neutralisées et plusieurs autres terroristes influents ont déposé les armes. Ce qui lève l’équivoque sur la montée en puissance de l’armée malienne.
En outre, le chef de l’État a réaffirmé que cette crise, contrairement à ce qui se dit sous d’autres cieux, n’est pas religieuse et encore moins ethnique « c’est du terrorisme pur et simple qui doit être combattu en tant que tel et jusqu’à la victoire finale » a-t-il indiqué.
Pour y parvenir, le président de la transition a annoncé que des recrutements et le renforcement de l’outil de défense se poursuivront encore et toujours.
Comme à chaque fois que l’occasion se présente, le général d’armée Assimi Goïta a salué la résilience du peuple malien surtout sur la question de la fourniture d’électricité à laquelle le gouvernement continue d’engager les moyens nécessaires pour y faire face. Il a également rappelé les travaux des nouvelles centrales solaires, qui se poursuivent normalement, ainsi que la réorientation des œuvres sociales, afin de trouver des solutions appropriées.
À la reconquête du territoire et la lutte contre le terrorisme s’est ajoutée la lutte pour la souveraineté pleine et entière du Mali.
C’est pourquoi le président de la transition a salué la relecture du code minier dont les fruits « très juteux » commencent à tomber pour le bonheur du Mali et des Maliens. « Nous nous attendions à 400 milliards, mais nous avons négocié et obtenu 761 milliards de francs CFA » a indiqué le président Assimi Goïta se réjouissant que ces revenus rehaussent déjà et de façon considérable, les recettes de l’État de 580 milliards de francs CFA et de 1 022 sur le budget de l’État.
Ce n’est pas tout, le président de la transition a annoncé plusieurs arrangements qui feront que, désormais, les revenus du Mali croitront en fonction du prix sur le marché international, ce qui n’était pas le cas avant.
En outre, Assimi Goïta a mis l’accent sur la poursuite de la lutte contre la corruption pour consolider ces acquis. Il faut noter que plus de 140 audits ont été réalisés par le bureau du vérificateur général au cours de l’année 2025.
Une occasion pour lui d’ébaucher la question de l’indépendance de la justice. Pas uniquement sur la corruption, mais de façon générale dans tous les autres secteurs y compris les procédures contre des leadeurs religieux lorsqu’ils outrepassent les règles de conduite. Un point de vue partagé par le Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM) dont le représentant, M. Mohamed Maki BAH avait, dans son allocution, rappelé la position constante des autorités religieuses musulmanes contre toute instrumentalisation de l’islam à des fins de violence.
Toujours sur la question de développement socioéconomique, le général d’armée a fait l’état d’avancement de certains grands chantiers et annoncé plusieurs autres, qui, à court, moins et long terme, vont garantir la souveraineté pleine et entière du Mali.
Parmi les nombreux projets annoncés, on a le renforcement des infrastructures et du système éducatif en général qui figurait parmi les doléances des familles fondatrices, notamment, que l’année 2026 soit consacrée à l’éducation.
En plus du renforcement des capacités d’accueil et de rendement de certains établissements d’enseignement secondaire et supérieur, dont 22 lycées, le président a rassuré de la construction prochaine de 26 autres nouveaux lycées classiques, de 2 lycées d’excellences, de 9 instituts de formation professionnelle et de 5 instituts de formation des maitres.
Il a aussi rassuré de la poursuite des travaux de la bibliothèque universitaire, de l’université de Sikasso, de l’école normale supérieure (ENSUP), de l’école Nationale d’ingénieurs (ENI) qui sera d’ailleurs érigée en centre d’excellence, le tout, pour un coût d’investissement global de 130 milliards de francs CFA.
Chose qui souligne toute l’importance de la place qu’accordent les plus hautes autorités de la transition pour l’éducation et l’enseignement au Mali.
De leur côté, les Forces vives de la Nation ont exprimé leur reconnaissance pour les efforts des plus hautes autorités de la transition, notamment, pour le bien-être et le développement du peuple malien.
Au nom des familles fondatrices de Bamako, M. Mamoutou NIARE a salué les avancées enregistrées sous la Transition, notamment, dans l’initiative humanitaire des Pupilles de la Nation, la proclamation de 2025 comme Année de la Culture et la reconquête de l’intégrité territoriale, marquée par le retour de Kidal dans le giron national.
Issa Djiguiba
