Libéré le vendredi dernier : Le commissaire Oumar Samaké séjourne au camp I depuis hier

Le commandant de la force antiterroriste, FORSAT, le commissaire Oumar Samaké est retourné en prison depuis hier, lundi 6 septembre 2021. Il n’a pas été conduit à la Maison Centrale d’Arrêt, mais au camp, selon plusieurs sources.

Libéré le même jour de son placement sous mandat de dépôt par le tribunal de grande instance de la commune III « pour fait de meurtre, coups de blessures aggravés et coups mortels » dans l’affaire des tueries des 10, 11, 12 juillet 2020 intervenues lors des manifestations organisées par le M5-RFP, le commandant de la force antiterroriste (FORSAT), le commissaire Oumar Samaké a retourné en prison depuis hier, lundi.

La libération du commissaire a suscité beaucoup de débats au Mali. Les hommes politiques, les défenseurs des droits de l’homme, les magistrats…ont dénoncé cette libération qu’ils ont qualifié d’ « obstruction » à la justice. Les magistrats avaient menacé de mener des actions syndicales si le gouvernement n’appliquait pas la décision du tribunal de la commune III. « Il (le pouvoir judiciaire) exige que ses décisions soient exécutées par le gouvernement et que force demeure à la loi et à elle seule », a-t-on lu dans le communiqué conjoint du SAM et du SYLIMA qui demandent d’ailleurs des sanctions contre les responsables de cette obstruction à la justice. « Faute d’actions vigoureuses et vérifiables dans les meilleurs délais contre les auteurs et complices de cette rébellion, les syndicats de magistrats en tireront les conséquences par des actions syndicales dissuasives pour vaincre toute forme d’atteinte à l’autorité et à l’indépendance du pouvoir judiciaire », menacent les deux syndicats de magistrats.

Le M5-RFP a également demandé à ce que le commandant de la FORSAT doit retourner en prison. Le gouvernement, pour sa part, a indiqué qu’il continuerait son combat contre l’impunité.

Hier, lundi 6 septembre 2021, dans la journée, le commissaire Oumar Samaké a retourné, selon nos sources, en prison. Il n’a pas été conduit à la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako, mais au camp I de la Gendarmerie, indique la même source.

B.Guindo

Source : LE PAYS

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