Le Conseil des ministres du vendredi 23 octobre 2026 a adopté plusieurs mesures visant à soutenir le développement énergétique et agro-industriel du Mali. Au programme figurent l’affectation d’un terrain de plus de 211 hectares à un projet de centrale solaire à Gongasso, l’aménagement d’un parc agro-industriel à Bancoumana et une stratégie nationale de promotion des produits locaux.
Le gouvernement poursuit ses initiatives dans les domaines de l’énergie et de la transformation industrielle. Réuni le vendredi 23 octobre 2026 sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, le Conseil des ministres a adopté des textes relatifs à plusieurs projets présentés comme contribuant au développement économique du pays.
À Gongasso, dans le cercle de Sikasso, un terrain de 211 hectares, 93 ares et 22 centiares sera affecté au ministère de l’Énergie et de l’Eau pour la réalisation d’une centrale solaire photovoltaïque de 100 mégawatts-crêtes, associée à une capacité de stockage de 100 mégawattheures. Le projet prévoit également le raccordement de l’installation au réseau interconnecté.
Selon le communiqué officiel, cette infrastructure vise à améliorer les conditions de vie des populations et à accroître la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national.
Un parc agro-industriel annoncé à Bancoumana
Le Conseil des ministres a également adopté un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux d’aménagement d’un parc agro-industriel à Bancoumana, dans la commune rurale du même nom, cercle de Siby.
Le site doit accueillir des unités de transformation agro-industrielle, des plateformes logistiques ainsi que des infrastructures de recherche et de formation. Le projet nécessite toutefois l’expropriation de propriétés privées concernées par l’emprise des travaux, pour cause d’utilité publique.
Les objectifs annoncés comprennent la réduction des pertes après récolte, l’amélioration de la conservation des produits agricoles, la création d’emplois durables, notamment pour les jeunes et les femmes, le renforcement de la compétitivité des filières nationales et l’attraction d’investissements privés.
Le « consommer local » comme levier industriel
Sur le plan commercial, le gouvernement a pris acte d’une communication écrite relative à la Stratégie de consommation des produits locaux du Mali.
Cette stratégie vise à promouvoir la production, la transformation, la commercialisation et la consommation des produits nationaux. Elle repose sur quatre axes : le renforcement des capacités et de la productivité des entreprises locales ; l’amélioration de la qualité et la promotion des produits ; le renforcement du cadre réglementaire et institutionnel ; et le suivi-évaluation de la mise en œuvre.
Selon le communiqué, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033. Elle doit contribuer à accroître les productions agricoles, animales et halieutiques, tout en favorisant le développement des secteurs industriels à forte valeur ajoutée.
Kémoko Diabaté
