Réunis samedi à Bamako pour la 64e session extraordinaire du Conseil des ministres de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), les responsables des quatre États membres ont passé en revue plusieurs dossiers majeurs liés à la gouvernance de l’organisation, à la production énergétique, à la navigation fluviale et aux projets structurants destinés à améliorer les conditions de vie de plus de 30 millions de personnes dans l’espace OMVS.
Présidée par le ministre malien de l’Énergie et de l’Eau, Tiémoko Traoré, cette rencontre a rassemblé les ministres sectoriels de la Mauritanie, du Sénégal et de la Guinée, ainsi que les responsables du Haut-Commissariat de l’OMVS.
Pendant plus de cinq heures de travaux à huis clos, les participants ont examiné la situation des sociétés du système OMVS, notamment l’ASOGEM, le CEMAF, la SOGED, la SOGENAV et la SOGEO, confrontées à des défis techniques, financiers et organisationnels nécessitant une coordination accrue entre les États membres.
À l’issue des échanges, plusieurs résolutions ont été adoptées pour renforcer la gouvernance de ces structures et accélérer la mise en œuvre des projets en cours. Les ministres ont insisté sur la nécessité pour chaque État de respecter ses engagements et de mobiliser les ressources indispensables à la réalisation des programmes communautaires. Selon le ministre sénégalais de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, les décisions prises permettront de lever plusieurs contraintes et de faire progresser les projets attendus par les populations.
Le président de la session, Tiémoko Traoré, a qualifié la rencontre de « session d’avenir » pour l’organisation. Il a souligné que l’OMVS demeure engagée dans une dynamique de modernisation tout en restant fidèle à la vision de ses fondateurs. Insistant sur la crédibilité de l’institution, il a appelé à traduire les engagements en réalisations concrètes afin que les investissements réalisés dans la vallée du fleuve Sénégal produisent des effets durables sur le développement local.
Créée en 1972 par le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, avant l’adhésion de la Guinée en 2006, l’OMVS est aujourd’hui considérée comme l’un des modèles les plus aboutis de coopération sous-régionale en Afrique de l’Ouest. Pour ses dirigeants, la bonne tenue de cette session extraordinaire témoigne de la vitalité de l’organisation et de sa volonté de relever les défis liés à l’énergie, à l’eau, à la navigation et à l’intégration régionale.
Kémoko Diabaté

