Problèmes de cartes Nina au Mali : Cheick Amadou Ouattara, l’adjoint au DG du centre de traitement des données de l’état civil s’explique !

Les membres d’AIP (Action pour Intérêt du Peuple), une association ont rencontré, le mercredi 15 juillet, Cheick Amadou Ouattara, adjoint au DG du centre de traitement des données de l’état civil sis à Korofina, en commune I de Bamako. Une rencontre qui avait pour objet  d’obtenir  des éclaircissements sur la problématique du RAVEC au Mali, celle des cartes NINA, et de nouveaux systèmes en cours.

Le président de l’association dénommée AIP, en l’occurrence Abdoulaye Fofana dit 120 et ses militants étaient, ce 15 juillet 2021, à la rencontre des responsables chargés des questions de cartes NINA et du RAVEC (recensement administratif à vocation d’état civil) au Mali. Selon Abdoulaye Fofana, l’obtention des cartes NINA dévient difficile pour certains maliens. A l‘intérieur comme à l‘extérieur du pays, dit-il à l‘adjoint au DG, nombreux sont ces Maliens qui ne cessent pas de se plaindre du processus d’enrôlement. Aujourd’hui, explique le président d’AIP à M. Ouattara, certains citoyens peuvent faire deux (2) à trois (3) ans sans obtenir leur carte NINA. « C’est vu toutes ces difficultés que nous, membres de l’AIP, avons ainsi décidé de venir vous voir, afin d’avoir des éclaircissements en la matière », énonce Abdoulaye Fofana alias 120. Autorisé à s‘exprimer au nom de la structure par son chef hiérarchique, Cheick Amadou Ouattara a d’abord précisé que des investissements estimés à plusieurs milliards, dont 36 milliards uniquement pour l’achat des serveurs, ont été déboursés par l’Etat du Mali pour les opérations de cartes NINA ou du RAVEC. Outre cela, il avance que le gouvernement a investi 12 milliards F CFA pour l’opérationnalisation de l’actuel nouveau plateau. Lequel plateau est de nos jours accompagné avec des kits de collecte des données dont des tablettes. Pour le bon déroulement des opérations du RAVEC, il y a une nouvelle plateforme mise en place qui permet de recevoir des données en temps réel,  avant leur insertion dans le nouveau plateau.

Aux dires de l’adjoint au DG, des formations en ligne ont été faites à l’intention des diplomates étrangers au Mali, des kits ont été aussi déployés au niveau des juridictions, des consultas, et des Ambassades pour le recensement administratif à vocation d’état civil. Des correspondances ont été également adressées aux différentes juridictions dans le cadre du niveau système d‘enrôlement au RAVEC en cours. « Parce qu’on veut carrément arrêter avec l’ancien système, celui qui consiste à enrôler les gens à travers la présence physique de la personne concernée. Nous avons déjà commencé la migration des données sur la nouvelle plateforme. Celle-ci permet d’obtenir la qualité d’un meilleur traitement des données », a-t-il détaillé, soulignant que la nouvelle plateforme donne la possibilité de la fluidité et la vitesse du rendement de leurs  productions. Aux membres de l’AIP, M. Ouattara fait savoir qu’ils sont en train de dématérialiser le processus de l’enrôlement. Une dématérialisation qui, ajoute-t-il,  a pour objet de permettre aux citoyens d’accéder facilement aux services du centre de traitement des données de l’état civil. C’est-à-dire que les citoyens peuvent déjà faire l’acquisition de leur fiche, ou de faire des réclamations en ligne à travers leur propre téléphone ou des ordinateurs qu’ils disposent, a-t-il expliqué. C’est ça qui est la vision de la dématérialisation des données, indique-t-il. Laquelle dématérialisation permettra aux uns et aux autres de ne plus faire des rangs pour s’enrôler. Mais pour des gens qui ne maitrisent pas le digital, ajoute-t-il, ceux-ci peuvent toujours continuer à se présenter physiquement devant un agent pour leur enrôlement. Ils s’enrôlent via les Cellules du RAVEC qui se trouvent au niveau des mairies  et dans les différentes localités du pays. Dans le concept du RAVEC, dit-il, la vision du NINA est la consolidation de l’état civil. Ça veut dire que l’Etat envisage de faire la consolidation d’une base de données afin d’avoir une base centrale. Prouvant que l’état civil entre dans le cadre du développement du pays, il estime que le Mali a fait un bon choix par rapport aux pays sous régionaux en matière de technologie cooptée pour la relance de son nouveau système du RAVEC. Et de déclarer que le nombre de personnes enrôlées  est, de nos jours, estimé entre 15 à 16 millions. Avec le nouveau système en cours, M. Ouattara rassure que cela vaincra la corruption qui se passe lors des enrôlements ; les mauvaises pratiques dont la falsification des données (acte de naissance) ; la problématique de doublon (doubles inscriptions des gens)…

Mamadou Diarra

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