Professeur Marimantia Diarra sur RFI : « Nous n’avons pas la même option que d’autres qui ont parlé, qui veulent prendre la rue ou d’autres choses »

Dans une interview accordée à la Radio France Internationale, le président de l’Adema, le professeur Marimantia Diarra a annoncé l’opposition de son parti à une prolongation de la transition à 5 ans. Mais il affirme n’avoir pas la même option que certains regroupements qui menacent de prendre la rue.

« Le 6e congrès de l’Adema-PASJ vient de se tenir les 16, 17 et 18 octobre 2021. La direction du parti doit exécuter les résolutions adoptées par ce congrès. Ces résolutions indiquent clairement que nous devons participer aux Assises nationales de la refondation mais dans le cadre d’une participation responsable et patriotique », avait indiqué le président de l’Adema dans une interview accordée au quotidien national, l’Essor. L’Adema a donc évité la politique de la chaise vide en participant aux Assises nationales de la refondation.

Même s’il a participé aux Assises nationales de la Refondation, l’Adema n’est pas d’accord avec la prolongation de la transition à 5 ans. « Cinq ans (5 ans), ce n’est pas imaginable, ce n’est pas acceptable. C’est un point de départ pour une négociation » a-t-il confié à nos confrères de RFI. Selon lui, les 5 ans est la position plafond sur laquelle les négociations doivent se faire. Avant de jeter les pierres dans le jardin de certains boycotteurs des Assises -, il a indiqué son parti n’est favorable qu’à une prolongation d’un an. « Nous n’avons pas la même option que d’autres qui ont parlé, qui veulent prendre la rue ou d’autres choses. Nous avons déjà informé les autorités de la transition que notre souhait est de voir la transition la plus raisonnable possible, la plus courte possible, qui soit donc autour d’un (1) an. Nous ne sommes pas d’accord pour deux (2) ans », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Nous attendons de bonnes négociations entre le représentant de la CEDEAO qui arrive à Bamako et nous ne souhaitons pas des sanctions insupportables pour les populations maliennes. On est déjà suffisamment en difficultés ».

Le président du parti des abeilles a profité à ce que les autorités de la transition revoient à la baisse la durée de 5 ans proposée pour la fin de la transition. « Nous souhaitons effectivement que les autorités de la transition revoient à la baisse leurs prétentions et que la CEDEAO aussi comprenne que la situation du Mali est extrêmement difficile », a affirmé le président de l’Adema.

Boureima Guindo

Source : LE PAYS

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