Dans le cadre du projet ‘’Enfants et Jeunes sur les Routes Migratoires (EJM)’’, un atelier de réflexion sur la formation des enseignants en éducation inclusive, réunissant les acteurs maliens et guinéens, a été lancé hier mardi 22 juillet 2025 dans les locaux de l’Académie Malienne des Langues (AMALAN). C’était sous l’égide de M. Banna Moussa Bakhaga, chargé de mission au sein du ministère de l’Education nationale, représentant le Dr. Amadou Sy Savane, ministre de l’Education.
Ce projet est le fruit d’un partenariat essentiel entre le Mali, le gouvernement suisse et le consortium Helvetas-GIZ-Terre des Hommes. Dans son discours d’ouverture de la cérémonie, le chargé de mission a rappelé que les participants sont, du 22 au 24 juillet 2025, ainsi réunis pour répondre à un impératif national et régional, celui de renforcer la formation des enseignants en éducation inclusive. L’atelier en question s’inscrit dans une vision où aucun enfant, en particulier ceux affectés par les migrations en Afrique de l’Ouest et du Nord, ne doit être laissé en marge du système éducatif. « Notre mission collective est d’analyser les défis actuels de la formation enseignante face aux besoins des enfants vulnérables ; de co-constuire des modules de formation adaptés aux réalités locales ; d’établir un cadre opérationnel pour déployer l’éducation inclusive dans nos école », a fait savoir M. Bakhaga. Au nom du ministre, il a tenu à saluer l’engagement financier et technique du gouvernement suisse, l’expertise déployée par le consortium Helvetas, GIZ et Terre des Hommes. Puis de finir par dire, « chers participants, votre expertise doit transformer cet atelier en laboratoire d’idées concrètes. Chaque recommandation que vous formuler impactera des milliers d’enfants maliens et ouest-africains ». Des propos qui lui ont amené à engager lesdits participants à, au cours de l’atelier, accroitre une attention particulière aux documents prévus en la matière, pérenniser les partenariats et garantir l’opérationnalisation des solutions co-développées. Au nom du consortium, Boubacar Diarra a souligné que cet atelier est la suite de deux ateliers régionaux qui ont eu lieu en Guinée Conakry. La présente activité vient alors couronner tout le travail abattu par les acteurs du domaine. A ses dires, le projet EJM couvre cinq pays et règle les problèmes d’éducation en rapport avec les enfants et jeunes touchés par le fléau migratoire, souvent victimes d’actes de violences. « Nous pouvons les aider à atteindre leurs objectifs par la formation. C’est pour cette raison que nous fondons beaucoup d’espoir sur cet atelier », a conclu le représentant du Consortium.
Mamadou Diarra
