Les travaux, de la quatrième session ordinaire du comité de pilotage du projet de Réhabilitation Economique et Environnementale du Fleuve Niger (PREEFN), ont été démarrés, ce vendredi 03 décembre à l’hôtel Maeva. La session a été présidée par le Chef de Cabinet du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, M. Drissa Traoré qui avait à ses côtés de nombreux participants.
A l’ordre du jour de cette quatrième session ordinaire, les participants ont eu la tâche d’examiner et d’approuver le compte rendu de la troisième session du comité de pilotage ; le bilan du PTBA 2021 ; le bilan de travail et le budget annuel (PTBA) du projet pour l’exercice 2022 d’un montant de plus de 4 milliards de nos francs.
Sous le financement de la Banque mondiale, le Projet de Réhabilitation économique et environnementale du fleuve Niger est une initiative du Gouvernement malien dont l’objectif est de démontrer la faisabilité d’activités de réhabilitation environnementale, d’une part, de l’efficacité de mesures visant l’amélioration de la navigation, des services portuaires et l’amélioration des conditions de vie au niveau des sites ciblés dans le Delta intérieur du Niger, d’autre part. Et enfin, il s’agit aussi de fournir une réponse immédiate et efficace en cas de crise ou de situation d’urgence.
Cependant, la crise sanitaire liée à la Covid-19 est un fait qui a impacté négativement beaucoup de secteurs. Le projet de réhabilitation économique et environnementale du fleuve Niger ne fait pas d’exception, néanmoins, les réalisations au cours de l’exercice 2021 ont été jugées satisfaisantes. A cet effet, le représentant du ministre de tutelle, M. Drissa Traoré, a remarqué certaines réalisations majeures qui sont entre autres, la réhabilitation des quais d’accostage de Macina et de Diafarabé ainsi que leurs ouvrages connexes ; l’indentification de trente-deux microprojet communautaires ; l’acquisition et l’installation de vingt-sept balises de marquage du chenal navigable Macina-Akka, etc.
Dans cette perspective, M. Traoré s’est prononcé sur le taux de décaissement global du projet qui s’élève à 39% au 31 octobre 2021 et un taux de décaissement prévisionnel de 73% qui est attendu au 31 décembre 2022. Par la suite, il a évoqué les activités à réaliser au courant 2022. En s’agissant, notamment de l’opérationnalisation des microprojets retenus, le démarrage effectif des activités de dragage du tronçon Ké-Macina/ Diafarabé et de curage du chenal et de la mare de Talagneini, le début de mise en place de l’Observatoire et enfin, la réalisation des études de bathymétrie et de modélisation.
Pour le coordinateur du projet, M. Abdramane Oumarou Touré, les principales difficultés sont d’ordre sécuritaire et sociopolitique : « le projet est confronté à quelques difficultés de caractère exogène. La crise sociopolitique constitue la principale difficulté qui a amené les partenaires techniques et financiers à suspendre momentanément leur coopération et cela à freiner les réalisations des activités pendant cette période », a-t-il noté. Et aussi, faut-il le rappeler, l’insécurité une autre difficulté mentionnée par le coordinateur : « la question de l’insécurité a joué beaucoup sur nos activités dans certaines zones, mais nous avons pu développer des outils nous permettant quand même d’intervenir malgré cette situation », a-t-il précisé.
Sitan Koné
