Dans un communiqué, le cadre des partis et regroupement politiques pour le retour à l’ordre constitutionnel a demandé aux autorités de la transition de surseoir à la tenue du référendum. Il estime que l’abandon de ce projet de réforme constitutionnelle permettra de se concentrer davantage sur la bonne préparation et l’organisation des élections générales à bonne date.
Le cadre des partis et regroupement politiques pour le retour à l’ordre constitutionnel a profité du report de la date du referendum par les plus hautes autorités de la transition pour redéfinir sa position par rapport au projet de nouvelle constitution au Mali. Une fois de plus, le cadre a demandé aux autorités de la transition de surseoir à la tenue du référendum et de mettre le projet de la nouvelle constitution à la disposition du futur Président de la République qui sera élu à la fin de la Transition. En effet, il estime que l’abandon de ce projet de réforme constitutionnelle permettra aux autorités de la Transition de se concentrer sur la bonne préparation et l’organisation des élections à bonne date.
Ayant pris part aux travaux de la commission de finalisation de la nouvelle constitution, notamment, pour faire peser sur la balance, le cadre des partis et regroupement politiques pour le retour à l’ordre constitutionnel, a regretté que ses représentants au sein de la commission n’aient pas réussi à changer le cours des choses, malgré les apports significatifs déployés. C’est pourquoi, il est revenu sur sa position d’abandon pur et simple du projet de la nouvelle constitution et le respect du chronogramme pour les autres élections. Pour lui, « le chronogramme électoral appelle … à être déchargé du référendum dont la tenue sera objectivement de nature à faire reculer les dates retenues pour les autres élections et à sortir de la durée complémentaire de vingt-quatre (24) mois pour la transition », alors qu’une nouvelle prorogation de la Transition aura, selon lui, pour effet d’accentuer le discrédit sur le Mali et de l’exposer à de probables nouvelles sanctions de la CEDEAO et de la communauté internationale.
Issa Djiguiba
Source : LE PAYS
