Les responsables du cercle de Réflexion et d’Information pour la consolidation de la démocratie au Mali (Cri-2002) s’étaient réunis, le jeudi 4 mai 2023 à l’hôtel Kempeski de Bamako, pour la tenue d’une table ronde sur le « renforcement du contrôle démocratique civil du secteur défense et sécurité ».Présidée par le ministre Ibrahim Ikassa Maïga en compagnie du Dr. Abdoulaye Sall, président du Cri-2002, la cérémonie avait pour but de restituer les résultats et recommandations issus de Focus Groups des cinq(5) Pôles d’intervention du projet.
Des missions ont été menées, conformément à ce projet de renforcement du contrôle démocratique civil du secteur défense et sécurité, par les responsables du Cri-2002 dans les Pôles collectivités du Mali. S’agisssant du pôle régions de Tombouctou et de Taoudéni ; le pôle régions de Gao, Ménaka et de Kidal, celui du district de Bamako (les six communes) ; le pôle régions de Sikasso, Ségou et de Mopti et le pôle régions de Kayes et de Koulikoro. Cette table ronde avait pour but de restituer, voire de partager les résultats et recommandations issus des Focus groups de ces cinq (5) Pôles d’intervention du projet. Des résultats et recommandations qui, indique Cri-2002, contribuent au ressourcement du chantier de la refondation de l’Etat via le recours aux valeurs d’antan ayant fondé le pays en matière de défense et de sécurité, de paix, de réconciliation et de cohésion sociale ; facilitent l’accès des Organisations de la société civile malienne à des informations factuelles sur le secteur de défense et de sécurité ; promeuvent la transparence, la législation anti-corruption dans le secteur… « Après le lancement national, le 16 août 2022 de ce projet, nous voici arrivés à la table ronde de restitution des conclusions et recommandations issues des sessions de Focus groups des cinq (5) Pôles collectivités d’intervention du projet », exprime Ibrahim Ikassa Maïga. Cette table ronde « nous offre l’occasion de partager les propositions et les recommandations issues des consultations menées auprès des Forces sociales dans les régions et le district de Bamako, notamment sur les concepts de forces de défense et de sécurité ; la collaboration entre elles et les Organisations de la société civile ; la corruption, l’impunité et leurs risques sur la stabilité et le développement durable du pays ; l’intégrité et la transparence dans la gestion des affaires publiques », ajoute le ministre de la Refondation de l’Etat, Chargé des Relations avec les Institutions. Dans ce contexte de crise multidimensionnelle, les résultats obtenus par Cri-2002 contribuent, selon lui, à l’émergence du contrôle démocratique civil du secteur de défense et de sécurité, voire à la refondation du pays tant enviée par les Maliens. Quant à la table ronde, il dit espérer que cela permettra non seulement d’analyser les présentes propositions, mais aussi et surtout de proposer des pistes pour un soutien renouvelé de l’ensemble des Forces sociales aux forces de défense et de sécurité. L’ex-pivot du M5-RFP maintient que la « sécurité est donc une affaire de tous et constitue la priorité des priorités pour le gouvernement de la transition ». Ce qui l’amène à féliciter le Cri-2002 et ses partenaires pour le travail abattu. Quant au Dr. Abdoulaye Sall, Cri-2002 se trouvait ainsi à la deuxième phase du projet. « Nous avons travaillé dans la plus grande confidentialité, voire dans le plus grand respect des valeurs et principes de la République, afin que nous pussions dire aujourd’hui qu’il y a de véritable passerelle entre le gouvernement du Mali les OSC de l’ensemble du pays », se réjouit le président du cri-2002. L’ancien ministre rappelle que les localités nouvellement érigées en cercles ou régions font partie des cinq (5) Pôles d’intervention du projet. Comme pour dire que la mission a concerné l’ensemble du territoire malien. « Si nous devons travailler sur des questions de défense, de sécurité, de paix et de réconciliation, il faut qu’on tienne compte, selon Abdoulaye Sall, de deux dimensions : la dimension circonscription administrative pour incarner les missions régaliennes de l’Etat, et la dimension collectivité pour les missions de développement économique, social, culturel et environnemental ».
Mamadou Diarra
Source : LE PAYS
