La place du Cinquantenaire a accueilli, ce lundi 26 janvier 2026, la cérémonie d’ouverture de la 11e édition du Festival culturel Ogobagna. Ce site emblématique de Bamako, symbole de mémoire nationale, a offert un cadre solennel et rassembleur à l’événement. L’événement était présidé par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, aux côtés de Dioncounda Traoré et de plusieurs personnalités politiques et diplomatiques, confirmant l’importance de ce rendez-vous culturel majeur pour le Mali.
Le Festival culturel Ogobagna est devenu au fil des années un rendez-vous incontournable pour la promotion du patrimoine malien. Cette mobilisation illustre sa portée nationale et internationale, renforçant le rayonnement des valeurs culturelles dans un contexte de transition politique et sociale. Pour cette 11e édition, la communauté Bozo est l’invitée d’honneur, mettant en lumière la richesse et la diversité des traditions maliennes. L’événement incarne un espace de dialogue et de créativité, ouvert à toutes les sensibilités et à toutes les générations.
Le ministre Mamou Daffé a déclaré : « L’année 2025, décrétée Année de la Culture, a marqué un tournant décisif pour notre pays. Elle a permis d’inscrire la culture au cœur de l’action publique et de rappeler une vérité fondamentale ». Quant à Nouhoum Tapily, président de l’Association Ginna Dogon, il a salué cette année riche et prolifique, rappelant la place centrale de la culture dans la société malienne et son rôle fédérateur dans la consolidation de l’unité nationale.
Le patrimoine culturel dogon illustre parfaitement cette vision. Classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1989, les Falaises de Bandiagara et le Pays Dogon incarnent une mémoire vivante, un génie architectural et artistique exceptionnel, mais aussi une philosophie du monde fondée sur l’équilibre, la transmission et le respect du temps long. Ce patrimoine reconnu mondialement rappelle que la culture malienne est une richesse universelle, capable de dialoguer avec le monde tout en préservant ses racines profondes.
Le Festival Ogobagna contribue ainsi à la valorisation du patrimoine et à la souveraineté culturelle, conformément à la vision du président de la Transition, Assimi Goïta. En présidant cette ouverture, le ministre Mamou Daffé a confirmé l’importance de cette manifestation pour l’année 2026, consolidant son rôle de pilier dans la promotion de l’identité culturelle nationale. L’événement s’impose comme un espace de rencontre et de partage, où traditions et modernité se rejoignent pour construire un avenir durable et inclusif.
Au-delà de la célébration, Ogobagna se veut un cadre de réflexion sur la place de la culture dans le développement. En mettant en avant la communauté Bozo et le patrimoine dogon, le festival rappelle que la diversité culturelle est une richesse et une force. Il invite les Maliens à s’approprier leur héritage, à le transmettre et à le valoriser, afin que la culture demeure un levier de cohésion sociale et de rayonnement international dans un monde en constante mutation.
Avec ses multiples dimensions, Ogobagna dépasse le cadre d’une simple célébration pour devenir un symbole de résilience et de créativité. Il incarne la volonté du Mali de faire de la culture un pilier de son développement durable. En réunissant les communautés, en valorisant les patrimoines et en donnant une place centrale au dialogue, le festival contribue à renforcer l’unité nationale et à projeter l’image d’un Mali fier de ses racines et tourné vers l’avenir.
Cette 11e édition, portée par l’invitation de la communauté Bozo et l’hommage au patrimoine dogon, illustre la richesse culturelle du Mali et son rôle dans la construction d’une société inclusive. Elle confirme que la culture demeure une force vivante, capable de fédérer les citoyens autour de valeurs communes et de renforcer la souveraineté nationale. Ogobagna s’impose ainsi comme un pilier incontournable de la diplomatie culturelle malienne, offrant au pays une vitrine de son identité et de sa créativité.
Ibrahim Kalifa Djitteye
