Comme l’on devait s’y attendre, la CNT qui n’est qu’une caisse de résonnance, vient d’amnistier les auteurs des deux derniers coups d’état au Mali.
Si le premier coup d’état peut bénéficier de circonstances atténuantes, le second par contre ne s’explique, et est tout à fait gratuit. Dans tous les cas, un problème de légitimité se pose : le Conseil National de la Transition (un parlement de circonstance) qui n’est pas une émanation du peuple (donc non représentatif au plan judiciaire), est-il habiliter à amnistier des gens qui ont fait entrave à notre constitution ? Car le coup d’état est sévèrement réprimé par la loi fondamentale. C’est dire que cette amnistie est nulle et non avenue au plan juridique, car le CNT ne jouit d’aucune légitimité juridique et ne doit pas s’investir de missions classiques qui incombent à un vrai parlement.
On aura mis la charrue avant les bœufs en anticipant sur une décision qu’il appartenait à un parlement normal et un nouveau gouvernement de trancher. On est allé très vite en besogne…
STK
