C’est vrai que l’imam ne manque pas de détracteurs, même si en contre poids il est adulé par d’indécrottables et fidèles partisan tout acquis à sa cause. Avant le grand rassemblement du dimanche 28 novembre, les oiseaux de mauvais augures avait prédit un fiasco total, avançant qu’il n’y aurait guère affluence. Mais le jour J, ils durent déchanter devant le monde océanique qui afflua sur les lieux comme une marée montante. Et maintenant, c’est un autre son de cloche : l’homme est présenté comme un antipatriote venu faire son mea-culpa et n’étant nullement intéressé par l’intérêt de sa propre patrie, sauf les siens propres. En attendant d’autres remarques et accusations…
A cette heure délicate et cruciale, comment peut-on tenir un tel langage ? Bohf ! Ce n’est qu’un arriviste seulement préoccupé par ses propres intérêts et non ceux du pays comme il le prétend. Pourquoi ressort-il de la mosquée alors qu’il avait décidé d’y retourner pour de bon ? En vérité, ce marabout est piqué par le virus de la politique. Or, là n’est pas sa place….etc…
Que de pics et de greffes ! Et que n’entendons-nous pas après la victorieuse sortie de l’imam Dicko ! Des racontars, des propos déplacés et mal ficelles.
C’est à se demander si au Mali, l’on fait travailler un peu la cellule grise. Car on ne peut accabler son prochaine de manière gratuite, sans au préalable détenir des preuves certaines sur sa fausseté et sa culpabilité. Le contraire ne serait que vaine méchanceté et l’expression d’un manque de foi.
Commençons par élucider les principaux grieffes à lui adressés en remontant dans le temps. Et commençons par les égrener.
Sa cohabitation avec le M5
Une cohabitation en fin de course chaotique en raison des suspicions malveillantes dont il fut l’objet. D’aucuns comme un certain monsieur Soumahoro affirmaient sans autre forme de procès qu’il aurait reçu un vrai pactole, un paquet de frics, et que le jour où ils déballeraient les preuves… Par la suite, on affirma qu’il aurait reçu des présidents Allassane et l’ex chef d’état Condé de Guinée sommes faramineuses afin qu’il épargne IBK. Comme si ces derniers avaient de l’argent à jeter par la fenêtre pour se faire tant de soucis pour un président étranger ! Ah : Si le ridicule tuait ! Jusqu’ici, le nommé Soumahoro n’a encore pas déballé ses preuves, parce que tout simplement elles sont loin d’exister. Tout comme les autres accusateurs…
Dicko et la junte au pouvoir : son accointances
Ensuite, on interpréta son silence d’un moment comme une complicité avec la junte au pouvoir. Qu’il aurait reçu monts et merveilles de la part de ce pouvoir. Et pour appuyer ces mensonges, qu’il aurait parachuté son beau-frère Kao N’djim dans le CNT, le parlement provisoire, ainsi que tous les amis de son cœur. Et de même dans le gouvernement. Quel échafaudage grossier !
A ces fausses accusations, l’imam a répondu lors de son dernier meeting : « au coup d’état, je ne connaissais personne parmi ses auteurs, et je n’ai perçu un seul centime provenant d’eux, sauf 10 millions pour les dépenses du ramadan. Claire, net et sans ambages. On dit que le menteur prétend toujours que son témoin se trouve sur l’autre rive. Donc à Assimi et son gouvernement d’apporter la contradiction pour démentir les propos de l’imam
Maints citoyens maliens prétendent qu’un homme de Dieu ne doit intercéder en politique
Qui a dit cela ? En vérité, le saint Coran dans aucun de ses passages ou versets n’interdit le champ politique aux serviteurs de Dieu. Bien au contraire, le serviteur du très-Haut doit s’impliquer da la justice sociale, s’atteler combattre les pouvoirs iniques et corrompus pour remettre la pendule à l’heure. C’est une sacro-sainte mission que le Créateur. Les auteurs de cette assertion ridicule semblent ignorer qu’à un tournant de sa vie et son combat, le saint prophète d’Allah dut «politiquer » pour assoir le règne islamique sur des tribus insoumises. Dieu est justice et vérité et la politique, rien que la mise en pratique des voies et moyen pouvant aboutir à l’épanouissement des sociétés que le politicien a en charge de gérer.
Sa place est donc bel et bien dans le champ politique dont la scène ne lui est point interdite. Car il ne pouvait demeurer insensible, impassible et sans réaction devant tous ces régimes laiteux qu’il eut à conseiller avant l’inévitable, c’est-à-dire leurs chutes programmées. Et surtout celui pilleur et félon de l’ex président IBK. Par conséquent, il était bien dans son rôle de guide spirituel lors de cette deuxième révolution qui allait bouleverser les cartes sur l’échiquier politique. En attendant une éclaircie sur les plans politique et social( ?)
Pour certaines personnes, après sa dernière intervention, il est apparu clairement que l’imam ne lutte que pour ses propres intérêts et non ceux de la patrie de son cœur.
Qu’est-ce qui permet d’affirmer cela ? Qu’est-ce qui a filtré dans son allocution pouvant son antipatriotisme ? Qui sont ce seulement de vaines et creuses allégations destinés à discréditer ?
Si tel est le cas, cela n’honore point l’humain, car ce n’est que pure diffamation. Mais il est difficile de répondre à cette accusation, d’autant que leurs auteurs n’ont point avancé d’arguments valables pour illustrer leurs assertions qui ne reposent sur rien de tangible. Et d’ailleurs, quels intérêts aurait-il à lutter contre ce régime inconscient, conseillant aux premiers de rectifier leur gouvernance ? A moin qu’on ne lui donnât du fric pour le muscler, ce qui est fort improbable quand on connait l’homme honnête et résolu qu’il est.
Bref, cette accusation n’est que pure affabulation d’esprits mercanti les dénuée de tout sens et toute raison et encore moins de tout fondement. Les auteurs de cette fausse accusation, musulmans qu’ils prétendent être, doivent savoir que le seigneur réprouve sévèrement la calomnie et le vain acharnement contre son prochain.
Accusé à tort de traitre par une campagne de dénigrement
*cette accusation ne date pas d’aujourd’hui, car depuis le M5 et au plus fort de la lutte, ça se murmurait. Parce que tout simplement Mahmoud Dicko avait déclaré ne pas vouloir la destitution du président IBK mais la dissolution pure et simple du gouvernement et de l’Assemblée Nationale. Alors que ses compagnons de luttes voulaient coute que coute débarrasser du président et de son régime et faire table rase du passé. Tout balayer pour repartir sur de nouvelles bases.
