L’Association des Éditeurs de Presse Privée (ASSEP) a réagi lundi à la condamnation le même jour de Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L’Alternance, par le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité.
Dans un communiqué, l’organisation exprime sa « profonde indignation » face à cette décision judiciaire, qu’elle considère comme un « recul préoccupant » pour la liberté d’expression et la liberté de la presse au Mali.
Une décision jugée préoccupante
Pour l’ASSEP, cette condamnation constitue un précédent dangereux dans un contexte déjà difficile pour les médias. L’association estime que ce type de décision pourrait fragiliser davantage les organes de presse, confrontés à de nombreux défis économiques et institutionnels.
Elle met en garde contre les conséquences d’une telle évolution sur l’environnement médiatique national, soulignant que toute atteinte à l’indépendance de la presse représente une menace pour l’équilibre démocratique et l’État de droit.
Un appel au discernement des autorités
L’association appelle les autorités compétentes à faire preuve de responsabilité et de discernement. Elle insiste sur la garantie d’un cadre juridique et institutionnel favorable à l’exercice libre et responsable du métier de journaliste.
Selon l’ASSEP, les médias jouent un rôle essentiel dans l’information des citoyens, l’animation du débat public et le renforcement de la démocratie, des fonctions qui nécessitent un environnement propice à leur indépendance.
Mobilisation de la presse privée
Face à cette situation, l’organisation invite l’ensemble de ses membres à rester solidaires et mobilisés. Elle appelle à l’unité et à la vigilance pour préserver les acquis démocratiques et défendre la liberté d’informer.
L’ASSEP réaffirme son engagement en faveur d’une presse « libre, indépendante et responsable », tout en appelant à une prise de conscience collective sur les enjeux liés à la liberté de la presse au Mali.
Moussa Traoré/KD
