Jeudi 16 avril 2026, l’ambiance était solennelle dans l’enceinte de l’École supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC). Le Ministère de la Culture y a officiellement lancé les activités commémoratives de la journée de l’Afrique, ouvrant ainsi une série de manifestations culturelles de haut niveau.
Sous le haut patronage du ministre de la Culture, cet événement a réuni ses homologues de l’Enseignement supérieur et de la Communication ainsi que plusieurs personnalités.
La présence des personnels de la Tour de l’Afrique et de l’ESJSC a ainsi marqué l’unité d’action du gouvernement.
Cette 3e édition du concours littéraire de la Tour de l’Afrique porte sur un thème fort, véritable boussole pour le continent : « La Culture et l’Éducation, deux leviers indispensables pour une Afrique digne et intégrée ».
Le ton a été donné par Kassim Touré, représentant du Maire du district de Bamako. Rappelant la portée symbolique de cette date, il a salué un moment de réflexion et de communion, écho vibrant des luttes historiques pour l’indépendance et l’engagement inébranlable pour la paix.
Dans la même dynamique, le Directeur général de l’ESJSC, Aboubacar Abdoul-Wahidou Maïga, a chaleureusement remercié les autorités pour le choix porté sur son établissement. Pour lui, l’enjeu est crucial, presque existentiel. Investir dans l’éducation, c’est forger les armes spirituelles de la jeunesse face aux défis futurs. « Il faut que nos anciennes sagesses soient nos guides », a-t-il lancé avec conviction.
Mais cette quête d’identité a pris tout son sens avec l’intervention de Zaïdé Zouboye. Dans un silence attentif, entrecoupé par les acclamations nourries de ses cadets, l’étudiante en Master 1, à l’ESJSC, a déclamé un poème pour l’éveil des consciences africaines. Véritable manifeste poétique, son texte a exalté l’héritage africain face aux sirènes de l’aliénation culturelle. Pour elle, le verdict est sans appel. L’Afrique doit désormais s’accepter elle-même pour s’émanciper.
Ce plaidoyer a été pleinement soutenu par la directrice de la Tour de l’Afrique, Maïga Mariam Maïga. Convaincue que l’Afrique doit se construire par ses propres enfants, elle mise sur les valeurs cardinales du « Maya » (humanisme) et du « Dambé » (dignité) pour que le continent retrouve sa place légitime dans le concert des nations.
L’effervescence a aussi été au rendez-vous dans les écoles secondaires et fondamentales. C’était au Lycée de l’Union qu’ il y a eu le lancement de la 11e édition du parcours pédagogique. Ce qui marque ainsi les préparatifs de la célébration de la journée de l’Afrique.
Pour joindre l’acte à la parole et sceller ce pacte entre le savoir et l’identité, la cérémonie s’est conclue par une remise d’ouvrages aux écoles et universités. Après ce geste symbolique, le Ministre Daffé a déclaré ouverte ces 3e et 11e éditions, invitant toute l’Afrique à s’emparer de sa plume.
Bagna MAÏGA/KD, avec ESJSC
