L’international malien de Lens, Mamadou Sangaré, est devenu le premier joueur du Mali à remporter le Prix Marc‑Vivien Foé. À 23 ans, ce milieu de terrain s’impose comme une figure importante de la Ligue 1 française. Ce trophée, décerné par RFI et France 24, récompense chaque année le meilleur joueur africain évoluant dans le championnat français. Son sacre marque une étape historique pour le football malien.
Ce prix porte le nom de Marc‑Vivien Foé, ancien international camerounais décédé en 2003. Depuis sa création, il est devenu une distinction majeure pour les footballeurs africains en France. Sangaré succède au Marocain Achraf Hakimi, lauréat en 2025. Son succès est perçu comme une avancée pour le Mali, qui n’avait jamais vu l’un de ses joueurs figurer au palmarès de cette récompense prestigieuse.
Arrivé en 2025 en provenance du Rapid Vienne, Sangaré s’est rapidement imposé dans l’équipe du RC Lens. Il a disputé vingt‑huit matchs, marqué trois buts et délivré quatre passes décisives. Sa régularité et son volume de jeu ont été salués par les observateurs. Grâce à lui, Lens s’est qualifié pour la prochaine Ligue des champions et reste en course pour la finale de la Coupe de France.
Le jury composé de journalistes spécialisés a largement plébiscité Sangaré. Avec trois cent treize points, il devance très largement le Sénégalais Lamine Camara, crédité de quatre‑vingt‑quatorze points, et Moussa Niakhaté, qui en a obtenu quatre‑vingt‑quatre. Cet écart de plus de deux cents points illustre la supériorité du Malien dans le scrutin et confirme son statut de révélation de la saison en Ligue 1.
Né à Bamako, Sangaré a été formé au Yeelen Olympique avant de rejoindre le RB Salzbourg puis le Rapid Vienne en Autriche. Ce passage européen lui a permis d’acquérir une expérience précieuse et de s’adapter rapidement aux exigences du football français. Son entraîneur souligne que cette trajectoire lui a donné la maturité nécessaire pour s’imposer dès ses débuts en Ligue 1 avec Lens.
Surnommé « Gaucher » dans sa jeunesse, Sangaré est désormais un symbole de réussite pour le football malien. Dans ses déclarations, il a dédié son prix à ses coéquipiers, au staff lensois et à sa famille. Il a affirmé que cette distinction prouve que les enfants d’Afrique peuvent atteindre les sommets du football mondial. Son sacre est perçu comme une victoire collective pour le Mali.
Recruté pour huit millions d’euros, Sangaré est désormais estimé à trente millions d’euros selon Transfermarkt. Déjà comparé à Seydou Keïta, ancien capitaine des Aigles et ex‑Lensois, il attire l’attention des grands clubs européens. Son avenir pourrait s’écrire en Angleterre ou dans un autre championnat majeur, mais pour l’heure, il reste concentré sur les objectifs du RC Lens et sur sa progression.
Le Prix Marc‑Vivien Foé est aussi une reconnaissance institutionnelle pour le football africain. En honorant Sangaré, les organisateurs mettent en lumière la diversité et la richesse des talents du continent. Ce sacre renforce l’image du Mali sur la scène internationale et confirme la place croissante des joueurs africains dans les compétitions européennes de haut niveau, où ils s’imposent de plus en plus.
Ce succès ouvre une nouvelle page pour les jeunes footballeurs maliens. Sangaré devient un modèle à suivre, prouvant qu’avec discipline et persévérance, il est possible de briller dans les plus grands championnats. Son parcours inspire une génération qui rêve de porter haut les couleurs du Mali et de s’imposer sur les pelouses européennes, en suivant l’exemple de ce joueur désormais reconnu.
Le sacre de Mamadou Sangaré au Prix Marc‑Vivien Foé dépasse le cadre individuel. Il incarne la progression du football malien et l’émergence de nouveaux talents sur la scène internationale. Ce trophée est une récompense pour ses efforts, mais aussi un signal fort pour le Mali et pour l’Afrique. À travers lui, le football africain continue de gagner en visibilité et en respect.
Ibrahim Kalifa Djitteye
