Dans le cadre de la 33ème édition de la journée internationale de la famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo, ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a procédé, le vendredi 15 mai dernier à la Cité des Enfants sise à Niamakoro, au lancement des travaux, placés sous le thème, « « Rôle des pouvoirs publics et des communautés dans la protection de la famille et des enfants face aux effets du changement climatique et aux risques liés aux stupéfiants ». C’était sous la présence de ses homologues de l’Artisanat et de l’Urbanisme en compagnie des chefs de quartiers, des partenaires… Occasion que la ministre a saisie pour mettre l’accent sur certaines statistiques.
L’Assemblée Générale des Nations Unies a institutionnalisé la journée internationale des familles à travers la résolution n° 47/237 du 20 septembre 1993, attestant la pertinence et l’intérêt que la communauté internationale accorde aux questions de famille. Ainsi, cette année, la communauté internationale célèbre cette journée sous le thème : « Familles, inégalités et bien être de l’enfant ». Au plan national, le thème retenu est : « Rôle des pouvoirs publics et des communautés dans la protection de la famille et des enfants face aux effets du changement climatique et aux risques liés aux stupéfiants ». Selon le ministre, le Mali fait face aujourd’hui à plusieurs défis liés aux effets du changement climatique et aux stupéfiants. Il est, dira-t-elle, donc important de créer les conditions pour une plus grande implication des pouvoirs et des communautés pour la recherche de solutions aux effets liés à ces phénomènes. A l’occasion de ce lancement riche en prestations artistiques, Mme Dirarra Djénéba Sanogo a estimé que le changement climatique est un phénomène global avec des impacts sur tous les aspects de la vie humaine.
Plus de 70 % des jeunes maliens, âgés de 18 à 25 ans, consomment des drogues, dont 25 % de filles
Dans son discours, il ressort que les dernières estimations montrent que l’Afrique est responsable d’environ 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), et le Mali environ 0,06% (source AEDD). Quant à la consommation des stupéfiants par les enfants au Mali, elle est une problématique sérieuse ayant des conséquences à la fois sanitaire, sécuritaire, éducative, sociale et économique. « Ce fléau est en train de détruire la jeunesse malienne. Selon des chiffres révélés par la Mission interministérielle de coordination de la lutte contre la drogue (MILD), plus de 70 % des jeunes Maliens, âgés de 18 à 25 ans, consomment des drogues, dont 25 % de filles », a indiqué la ministre, étayant que le gouvernement malien, face à la vulnérabilité du pays, aux sècheresses, inondations et à la dégradation des terres, a mis en place plusieurs mesures stratégiques et actions concrètes ce, pour lutter contre le changement climatique et renforcer la résilience des populations. De même, l’Office Central de lutte contre les Stupéfiants (OCS) a été créé pour protéger les populations. De nombreuses autres mesures ont été prises par l’Etat et ses partenaires pour renforcer le cadre institutionnel, politique, juridique de l’entité familiale. Ajoutant, « en plus de ces efforts, des actions d’information et de sensibilisation ont été menées à travers différents canaux de communication à l’endroit des familles, des décideurs, des leaders communautaires, des chefs coutumiers et religieux, des enfants et des jeunes sur le changement climatique et la lutte contre les stupéfiants. Ces acquis vont se poursuivre et se renforcer par la mise en œuvre des recommandations des Etats généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille ».
Au nom du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), M. Mohamed Lémine Mohamed Beiba dira que ce rendez-vous annuel rappelle que la famille demeure le socle de la Nation, le premier espace de socialisation. Elle porte, à cet effet, la double mission de protéger les plus vulnérables et de façonner les citoyens de demain dans un esprit de solidarité. « Pour l’UNPA, investir dans le bien-être de la famille implique la promotion active des droits et l’accès aux services adéquats de la santé pour les femmes, les adolescents et les enfants », a-t-il évoqué.
Mamadou Diarra
