L’Union africaine a accueilli avec satisfaction la signature, le 16 juin 2026, du « Document de principes : feuille de route pour la fin de la période transitoire » en Libye. Un accord scellé par les présidents des trois principales institutions politiques du pays, marquant une étape significative dans la résolution de la crise transitionnelle libyenne qui s’éternise depuis plusieurs années.
Le texte a été signé par Aguila Saleh, président de la Chambre des représentants, Mohamed Al-Menfi, président du Conseil présidentiel, et Mohamed Takala, président du Haut Conseil d’État. Trois figures qui incarnent les différents pôles de pouvoir libyens, longtemps divisés sur les modalités de sortie de transition.
« Leur décision commune de surmonter les divisions institutionnelles témoigne d’une volonté partagée de faire primer la sécurité nationale, la stabilité financière et l’intégrité territoriale de l’État libyen sur toute autre considération. »
— Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine
Dans un communiqué publié à Addis-Abeba, le président de la Commission de l’UA a salué le sens du compromis et l’engagement constructif des trois dirigeants. Il a qualifié cet accord tripartite de percée majeure, capitalisant sur la dynamique positive enclenchée plus tôt cette année avec l’adoption d’un accord sur l’unification du budget national et l’endossement formel de la Charte de réconciliation nationale, deux initiatives facilitées par l’organisation panafricaine.
L’Union africaine a renouvelé son soutien constant aux autorités libyennes, appelant l’ensemble des parties prenantes à s’engager pleinement et de bonne foi dans la mise en œuvre de cette feuille de route. Un appel qui vise à répondre aux aspirations légitimes du peuple libyen pour un État stable, prospère et démocratique, après des années d’instabilité politique et institutionnelle.
Cette signature s’inscrit dans la continuité des efforts diplomatiques régionaux pour stabiliser la Libye, pays stratégique pour la sécurité du Sahel et de l’Afrique du Nord, dont les répercussions de la crise se font sentir bien au-delà de ses frontières.
Kémoko Diabaté

