Placée sous le thème « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant au Mali », l’édition 2026 de la Journée de l’Enfant Africain a été mise à profit par le Parlement des enfants pour questionner directement les départements en charge de l’eau et de l’assainissement sur l’état de l’accès des enfants à ces biens essentiels, voire indispensables, au Mali.
Au-delà du recueillement en mémoire des victimes de 1976, le 16 juin de chaque année rappelle avec force le courage des enfants de Soweto, qui se sont battus pour défendre leurs droits les plus élémentaires. C’est pourquoi l’édition 2026 a servi de cadre au Parlement des enfants du Mali pour questionner le gouvernement, à travers les départements en charge de l’eau et de l’assainissement, sur les mesures législatives et politiques mises en œuvre, les réalisations majeures accomplies, ainsi que les défis et perspectives liés à la garantie de l’accès à l’eau et à l’assainissement pour chaque enfant au Mali.
Placée sous le thème « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant au Mali », cette édition visait à créer les conditions permettant à chaque enfant de vivre, d’apprendre, de s’épanouir et de grandir dans la dignité.
Car, malgré les efforts et les avancées enregistrées, notamment à travers la Constitution du 22 juillet 2023, la Vision Mali Kura à l’horizon 2063 ainsi que les recommandations des États généraux consacrés à la femme, à l’enfant, à la famille, à la santé et à l’environnement, des statistiques montrent que des milliers d’enfants grandissent encore sans eau potable à portée de main, sans infrastructures sanitaires adéquates dans leurs écoles ou sans les conditions minimales d’hygiène nécessaires à la préservation de leur santé et de leur vie.
Selon ces données, près d’un tiers des ménages continuent de rencontrer des difficultés d’accès à l’eau potable en raison de l’insuffisance ou de l’éloignement des points d’eau, ainsi que de temps d’attente souvent très longs. Une situation qui impacte négativement le temps consacré à l’éducation, aux loisirs ou à d’autres activités essentielles au développement de nombreux enfants.
Si le représentant de l’UNICEF souligne que « l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement est un droit fondamental pour chaque fille et chaque garçon », les enfants des communautés africaines vivant au Mali, qui ont défilé à l’occasion de cette célébration, ont, pour leur part, rappelé qu’« aucun enfant ne doit être laissé de côté ».
Ainsi, les questions auxquelles ont répondu la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Madame Doumbia Mariam Tangara, et Sékou Diarra, directeur national de l’Hydraulique représentant son ministre, portaient notamment sur les préoccupations suivantes : que fait l’État et que prévoit-il pour garantir l’accès à l’eau et contribuer ainsi au bien-être de la population en général, et particulièrement des enfants ? Quelles mesures seront entreprises pour intégrer la planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant dans les secteurs de l’eau et de l’énergie ? Quelles améliorations les populations peuvent-elles espérer dans les semaines ou les mois à venir en matière de fourniture d’électricité ? Autant de préoccupations qui témoignent de l’intérêt des enfants pour les politiques publiques qui influencent directement leur quotidien.
Au-delà de son caractère commémoratif, cette célébration a ainsi offert aux enfants un espace d’expression et de dialogue direct avec les autorités. Une démarche qui s’inscrit dans l’esprit même de la Journée de l’Enfant Africain, notamment celui de faire entendre la voix des enfants et de promouvoir leurs droits fondamentaux.
L’événement était placé sous la présidence de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo qui dans son allocution a réaffirmé l’engagement du Gouvernement en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’enfant.
Issa Djiguiba
