Au terme de plusieurs semaines de rencontres avec les populations, le Gouvernement a clôturé son exercice d’échanges consacré au bilan des cinq années de la Transition. Une démarche présentée comme un exercice de redevabilité, d’écoute et de prospective autour du processus de « refondation » et de construction du « Mali Kura ».
Selon le bilan présenté à cette occasion, les cinq dernières années ont été marquées par des réformes dans plusieurs domaines, notamment la gouvernance, la sécurité, la diplomatie et l’économie. Le Gouvernement met particulièrement en avant la Constitution promulguée en juillet 2023, les réformes institutionnelles et administratives ainsi que la mise en œuvre progressive des recommandations des Assises nationales de la Refondation.
Sur le plan sécuritaire, les autorités soulignent la montée en puissance des Forces armées maliennes et des forces de sécurité, à travers le renforcement des capacités opérationnelles, l’acquisition d’équipements et l’amélioration de la formation.
Le secteur minier figure également parmi les principaux acquis mis en avant. Le Gouvernement affirme que les réformes du Code minier, l’adoption de la loi sur le contenu local et la renégociation des conventions minières ont permis d’accroître les recettes publiques. Plus de 760 milliards de FCFA auraient ainsi été recouvrés auprès des sociétés minières au titre des redevances ajustées et des impôts.
Le Fonds minier de développement local aurait, pour sa part, permis la redistribution de 18,4 milliards de FCFA au profit des communes pour financer des projets dans les domaines de l’eau, de la santé, de l’éducation et des infrastructures de proximité.
Dans les secteurs sociaux, le Gouvernement cite également les efforts consacrés à la sécurité alimentaire, à l’éducation, à la santé, à la culture, au sport et à la protection de l’environnement. Des investissements sont par ailleurs annoncés ou en cours dans les infrastructures routières, énergétiques et numériques, ainsi que dans la digitalisation de l’administration.
L’emploi des jeunes, l’entrepreneuriat, l’autonomisation des femmes et la formation professionnelle figurent également parmi les domaines présentés comme prioritaires.
Au-delà de la présentation des réalisations, les rencontres avec les populations ont permis de recueillir leurs principales préoccupations. Celles-ci portent notamment sur la sécurité, le pouvoir d’achat, l’accès à l’électricité et à l’eau potable, l’emploi des jeunes et l’amélioration des services publics.
Le Gouvernement reconnaît ainsi que plusieurs défis demeurent, notamment ceux liés au coût de la vie, à l’énergie, aux revenus, aux services sociaux et au développement local.
Pour les autorités, les cinq années écoulées doivent désormais ouvrir une nouvelle phase, davantage orientée vers l’accélération du développement économique et social.
Kémoko Diabaté
