La capitale nigérienne accueille, du 14 au 18 septembre 2026, la 4ᵉ édition de la Foire des Industries Culturelles du Niger (FICNI). Inauguré en présence des délégations ministérielles du Burkina Faso, du Mali et du Niger, l’événement entend transformer le génie créatif de l’Alliance des États du Sahel (AES) en un levier stratégique d’intégration et d’émancipation économique.
Présidée par le Ministre nigérien des Transports et de l’Aviation civile, le Colonel-major Abdourahamane Amadou représentant le Premier ministre du Niger, la cérémonie d’ouverture s’est tenue ce lundi dans une atmosphère de fraternité sous-régionale. Durant cinq jours, la FICNI rassemble créateurs, écrivains, cinéastes, musiciens et artisans autour d’expositions, de conférences et d’ateliers. Bien plus qu’une simple vitrine artistique, ce rendez-vous vise à faciliter la libre circulation des talents et des œuvres, jetant ainsi les bases d’un espace culturel partagé au sein de l’AES.
Prenant la parole au nom des ministres de la Culture de la Confédération, le Ministre malien Mamou Daffé a défendu une vision pragmatique des Industries Culturelles et Créatives (ICC). Selon lui, la création ne doit plus se limiter à l’expression folklorique : elle constitue un gisement d’emplois, de valeur ajoutée et de transmission identitaire pour la jeunesse sahélienne. Cette stratégie économique se prolongera d’ailleurs très prochainement au Mali avec l’organisation de la première édition du Marché national de l’Art contemporain, prévue du 26 novembre au 5 décembre 2026 à Bamako.
Saluant la présence des délégations partenaires, le Colonel-major Abdourahamane Amadou a réaffirmé que la FICNI constitue un cadre privilégié de rapprochement pour les nations de l’Alliance. En fédérant la création contemporaine autour d’enjeux d’affaires et de souveraineté, l’espace AES démontre que son intégration ne s’écrit pas uniquement sur les terrains diplomatiques et militaires, mais s’enracine durablement dans le cœur et le talent de ses peuples.
Bagna MAÏGA
