L’extension du Projet de Résilience Urbaine de Bamako (PRUBA) à d’autres régions, l’aménagement des voies publiques et le financement des logements sociaux ont été au cœur des échanges entre le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Imirane Abdoulaye Touré, et Nicola Pontara, nouveau responsable de la Banque mondiale pour les pays du Sahel. Une rencontre qui ouvre des perspectives autour de plusieurs projets susceptibles d’améliorer durablement le cadre de vie des populations.
Le Mali et la Banque mondiale envisagent de nouvelles pistes de coopération dans le domaine de l’urbanisme et de l’habitat. Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Imirane Abdoulaye Touré, a reçu, le 11 septembre 2026 à Bamako, Nicola Pontara. Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers prioritaires du département, avec en toile de fond la nécessité de renforcer les infrastructures urbaines et de répondre aux besoins croissants des populations.
Dès l’entame de la rencontre, Nicola Pontara a remercié le ministre pour sa disponibilité et rappelé l’ancienneté des relations entre le Mali et la Banque mondiale. Les discussions se sont ensuite concentrées sur plusieurs projets dont l’élargissement ou le renforcement pourrait contribuer à améliorer les conditions de vie dans les espaces urbains.
Au premier plan figure le Projet de Résilience Urbaine de Bamako. La possibilité d’étendre le PRUBA à d’autres régions du Mali a été évoquée, avec l’objectif de faire bénéficier davantage de populations des investissements liés au projet. Cette perspective prend une importance particulière dans un pays où la croissance des villes s’accompagne de besoins importants en matière d’assainissement, de drainage, de voirie et d’accès aux services essentiels.
Avec l’appui de la Banque mondiale, le PRUBA constitue déjà un projet majeur en matière de résilience urbaine au Mali. L’institution avait notamment approuvé en 2022 un financement de 250 millions de dollars destiné à renforcer notamment l’accès à l’eau et à l’assainissement et la résilience de Bamako. L’éventuelle extension du projet à d’autres régions pourrait ainsi donner une portée plus large à cette dynamique et accompagner les collectivités confrontées à des défis similaires.
La question des voies publiques s’inscrit dans cette même perspective. Au cours de la rencontre, la possibilité d’un accompagnement de la Banque mondiale pour l’aménagement de certaines voies a également été examinée. Au-delà de la réalisation ou de la réhabilitation des axes, l’objectif est de faciliter les déplacements, d’améliorer la desserte des zones d’habitation et de favoriser un meilleur accès aux équipements et services urbains.
Le logement social constitue l’autre grand volet des discussions. Les deux responsables ont échangé sur les possibilités de financement et de mobilisation de ressources en faveur des politiques nationales de l’habitat. Dans un contexte marqué par une demande croissante en logements, le renforcement des mécanismes de financement apparaît comme une question importante pour élargir progressivement l’accès à un habitat décent.
Pour le département dirigé par Imirane Abdoulaye Touré, ces échanges traduisent la volonté de rechercher des partenariats capables de soutenir les priorités nationales en matière d’urbanisme et d’habitat. Ils mettent également en évidence l’importance d’une approche intégrée, associant infrastructures, résilience urbaine, mobilité et logement, afin d’accompagner durablement le développement des villes maliennes.
Issa Djiguiba
