La section syndicale de la filière coton de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT) a adressé une lettre de préavis de grève de 72 heures, prévue du 23 au 25 septembre 2026, au président-directeur général de la CMDT. À l’origine du mouvement syndical : le non-respect de certaines mesures.
Au sein de la structure, les syndicats déplorent la non-application de leurs doléances. Le secrétaire général de la section syndicale de la filière coton de la CMDT, en l’occurrence M. Daouda Traoré, dans une lettre signée le 7 septembre 2026, a tenu à saisir le président-directeur général de la Compagnie, Dr Kouloumégué Dembélé, de leur préavis de grève de trois jours. Comme mentionné, les raisons évoquées dans la lettre pour justifier la grève, prévue du 23 au 25 septembre, reposent sur quatre doléances.
La section syndicale reproche au PDG la non-effectivité de l’Accord d’établissement du 16 juillet, conformément au protocole d’accord signé le 17 octobre 2025. Ledit accord était censé garantir l’application de ce document. Aussi, la section syndicale exige du président-directeur général de la Compagnie l’annulation des décisions relatives au paiement des frais de mission à hauteur de 80 % au départ et de 20 % au dépôt du rapport de mission. Ladite mesure serait, selon le syndicat, contraire aux textes en vigueur.
Ce n’est pas tout. Les travailleurs affiliés à ce syndicat demandent l’annulation des prêts partiels accordés aux travailleurs, tout en exigeant la relance des prestations du fonds social conformément au procès-verbal du Conseil d’administration du 29 janvier 2026. Et l’organisation syndicale de demander au premier responsable, le PDG Dembélé, la prise de toutes les dispositions idoines pour la réussite de la campagne 2026-2027 et la préparation de la campagne 2027-2028.
Le dépôt de ce préavis d’arrêt de travail intervient au moment où les données ne sont pas au vert du côté de la CMDT. Partant du dernier rapport du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA), publié en juillet 2026, une baisse de la superficie emblavée du pays de 20 % reste notée.
Pour la période, 488 631 hectares ont été ensemencés, pour une prévision de 630 000 hectares. Selon les données, c’est le niveau le plus faible du pays depuis trois ans. Dans plusieurs zones du pays, des difficultés pluviométriques ont été enregistrées cette année. Cette situation affecte énormément les paysans, qui continuent également de faire face à l’insécurité persistante et chronique.
Diarra Mamadou
