À la suite de la découverte des corps sans vie de 54 civils à Tagadayat, dans la région de Ménaka, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a exprimé sa préoccupation face aux attaques ignobles contre les populations civiles, appelant à la poursuite des auteurs.
Dans un communiqué publié le 26 octobre, la CNDH s’est inclinée devant la mémoire des victimes décédées. Elle a dénoncé ces attaques odieuses dirigées contre des populations civiles, en mettant l’accent sur la Constitution du 22 juillet 2023, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et les quatre Conventions de Genève de 1949 relatives au droit international humanitaire. Elle a condamné ces attaques ignobles, soulignant aux présumés auteurs qu’elles peuvent être qualifiées de crimes imprescriptibles. Elle a invité les autorités à rechercher, identifier et traduire en justice les auteurs, commanditaires et complices de ces atteintes graves aux droits humains et au droit international humanitaire, recommandé au gouvernement de poursuivre le renforcement des mesures de défense et de sécurité et félicité les FAMa pour le renforcement « des mesures de protection des populations les plus exposées, notamment en facilitant le déplacement vers la ville de Ménaka d’habitants de campement menacés ». À cette occasion, elle a réitéré son soutien aux FAMa dans leur lutte contre les groupes terroristes, dans le strict respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire, invitant les populations à davantage de collaboration avec les FAMa et estimant que la protection des droits de l’homme est une responsabilité partagée.
Notons que cette découverte macabre fait suite à un communiqué publié le 24 octobre dernier par l’État-Major général des armées. « Sur la base d’informations faisant état d’attaques terroristes contre des populations civiles dans le sous-secteur opérationnel de Ménaka, une patrouille conjointe FAMa-partenaires a été lancée sur le terrain. Au cours de ses recherches, la patrouille a découvert, à environ 35 kilomètres au sud-est de la ville de Ménaka, cinquante-quatre (54) corps sans vie dans un campement à Tagadayat. » Selon l’armée, les victimes ont été inhumées sur place. Neuf (09) rescapés ont également été retrouvés et évacués vers la ville de Ménaka, où ils ont été pris en charge par les structures compétentes. Les premiers témoignages recueillis attribuent ces tueries à l’État islamique au Grand Sahara (EIGS).
Diarra Mamadou
