Réunis au Centre International de Conférence de Bamako, le gouvernement et les leaders religieux ont franchi une étape clé dans la lutte contre l’extrémisme violent. Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a reçu le « Document de Bamako », un ouvrage de référence élaboré par le Haut Conseil Islamique du Mali pour contrer les discours de haine et promouvoir la cohésion sociale.
Remis par Ibrahim Kontao, premier vice-président du Haut Conseil Islamique du Mali, ce document stratégique vise à offrir une réponse doctrinale et sociale adaptée face aux dérives extrémistes. En remettant cet ouvrage au nom du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, le Chef du Gouvernement a chaleureusement félicité les acteurs religieux pour leur implication. Il a rappelé que la parole des guides spirituels, par leur proximité avec les communautés, constitue un rempart indispensable pour diffuser les valeurs de tolérance, de respect mutuel et de fraternité.
Tout en rendant un hommage appuyé au courage et aux sacrifices des Forces de Défense et de Sécurité, le Premier ministre a souligné qu’une réponse exclusivement militaire ne saurait suffire face à la complexité des défis actuels. La consolidation d’une paix durable exige désormais une approche globale associant la sensibilisation des jeunes, le dialogue permanent avec les leaders sociaux et le renforcement de la confiance entre la population et les institutions. Cette démarche s’inscrit pleinement dans la vision présidentielle visant à prévenir les tensions religieuses et à préserver l’unité nationale.
Dépassant le cadre d’une simple formalité protocolaire, cette cérémonie doit marquer le départ d’une mobilisation collective sur l’ensemble du territoire. La portée réelle du Document de Bamako se mesurera ainsi à la capacité de tous les acteurs à traduire ses orientations en actions quotidiennes, afin de faire de la religion un levier de paix et de faire prévaloir le dialogue sur la division.
Bagna MAÏGA
