KIDAL : L’armée, bientôt redéployée ?
Ce redéploiement de l’armée malienne à Kidal et sur l’ensemble du territoire s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation. C’est ce qu’explique Moussa Doudou Haïdara. Selon le coordinateur général de la Commission nationale DDR, les combattants issus du Mécanisme opérationnel de coordination, MOC, sont outillés pour répondre à l’appel. « S’il est dit aujourd’hui que l’armée malienne ou l’armée reconstituée malienne doit être redéployée dans ces région, ça veut dire tout simplement que les éléments du MOC, les 1.300 et quelques, l’État du Mali avec l’appui de la Communauté internationale et l’ensemble des parties signataires peuvent se mettre ensemble pour redéployer cette armée reconstituée dans n’importe quel recoin du territoire national », explique Moussa Doudou Haïdara. Les responsables de la CMA se disent « prêts à céder le terrain » à cette « nouvelle armée reconstituée ». Selon eux, la question de l’intégrité territoriale est un « faux débat ». « L‘armée malienne était déjà à Kidal dans le cadre du MOC. Aujourd’hui on est entrain de préparer les premières unités reconstituées dans le cadre du même MOC qui vont être prêtes quand il s’agira de redéployer les trois bataillons conformément au résultat de la dernière CTS (Commission technique de sécurité) », a déclaré Almou Ag Mohamed, porte-parole de la CMA. Selon lui, aucun obstacle ne devrait s’opposer à ce processus. « L’intégrité territoriale du Mali, l’unité nationale ont été consacrées dès lors que l’accord a été signé. Donc pour moi c’est un faux débat », conclu le responsable de la CMA rencontré aux assises du Dialogue National Inclusif à Bamako. Au niveau de la Plateforme, certains responsables contestent ces propos. Pour eux, Kidal devrait être sous l’autorité de l’État depuis la mise en place des premiers bataillons du Mécanisme opérationnel de coordination, MOC. « Depuis la mise en place du MOC à Kidal, la sécurité de Kidal devrait revenir au MOC, dirigé par le gouvernement du Mali. Si jusqu’ici Kidal n’est pas revenue dans les girons de l’État, c’est une violation de l’accord d’Alger », a déclaré Fahad Ag Almahmoud, secrétaire général du GATIA, membre de la Plateforme. « Du moment où les autorités intérimaires sont installées à Kidal, l’administration de la ville doit passer sous le contrôle des autorités intérimaires », tranche le responsable de la Plate-forme.
EUTEM : Cinq militaires espagnols blessés…
Cinq militaires espagnols participant à la mission EUTM ont été légèrement blessés dans un accident de la route a annoncé, le mercredi dernier, l’état-major de la défense espagnole. Les soldats, qui appartiennent à la Brigade de la Légion de l’Armée de terre, étaient à bord d’un véhicule Lynx (Lince en Espagne), quand celui-ci s’est renversé. Cela s’est produit lundi (16 décembre) à 22h30 (heure locale), sur la route de Bamako à Koulikoro.
Deux ambulances se sont rendues sur place pour porter secours aux blessés. Ils « sont hors de danger, précise-t-on côté espagnol, et sont toujours en observation au ‘Rôle2’ [l’hôpital de campagne tenu par les Allemands] de la base de Koulikoro », siège de la mission de l’UE de formation des FAMA (les forces armées maliennes)…
MOPTI : Deux soldats tués par un engin explosif
Deux soldats ont été tués et trois autres blessés, dimanche 15 décembre dernier, suite à l’explosion d’une mine au passage d’un véhicule d’un détachement des Forces armées maliennes de Dioungani, dans la région de Mopti, rapportent lundi des témoins.
Selon eux, l’incident s’est produit entre Sobangouma et Kokoro dans la commune de Dioungani. Les mêmes sources indiquent que les blessés ont été évacués par un hélicoptère militaire vers Mopti. Le lundi, des sources sécuritaires ont signalé qu’un autocar d’une compagnie de transport public en partance pour le Niger a été braqué par quatre hommes armés à motos, sur le pont de Tonditihiyoo à 30 km d’Ansongo dans la commune de Bourra au nord. Les occupants de l’autocar ont été dépouillés de leurs biens, indique-t-on de mêmes sources.
YANFOLILA : Accrochage entre policiers et bandits
Un policier a été tué, le mardi dernier, lors d’une riposte des éléments du Commissariat de Bougouni, face à des hommes armés non identifiés. Ces individus avaient braqué des véhicules de transport à quelques Km de Bougouni, sur la route de Yanfolila. Selon un témoin, les passagers, pour la plupart des commençants ont été dépouillés de leur argent. Un des assaillants blessé par balles se trouve présentement au Csref de Bougouni pour des soins, sous haute surveillance, les autres ont pris la fuite.
SEGOU : Attaque sur la route de Fana
Des bandits armés ont attaqué, le lundi dernier, des passagers sur la route de Fana à 7 km de la Commune de Bla, région de Ségou. Selon des sources locales, les malfrats ont barré la route à plus d’une trentaine de véhicules dont des cars, de camions et de voitures personnelles. Ils ont dépouillé les passagers de leurs biens et blessé un homme. Selon des témoins, un chauffeur en partance pour le Burkina Faso a été dépossédé de la somme de 2 millions de F CFA. A noter que c’est la deuxième attaque similaire sur le même axe.
ECONOMIE : La Banque mondiale approuve un appui budgétaire de 59 millions d’euro
A la suite de la Banque mondiale qui a décaissé tout récemment un appui budgétaire record de 250 millions $ en faveur du Mali, l’Union européenne (UE) vient d’annoncer qu’elle mettra également la main à la poche. Ce sont deux programmes d’appui budgétaire : le programme d’appui à la consolidation de l’Etat (SBC) et le contrat de réforme sectorielle des secteurs sécurité alimentaire, nutritionnelle et agriculture durable (CRS-SANAD) qui bénéficieront de ce soutien d’un montant global de 59,3 millions € (38,9 milliards F CFA).
Leurs objectifs principaux : la création d’un environnement propice à la croissance économique, avec en toile de fond le renforcement durable de la situation sécuritaire, l’amélioration de la transparence et de l’équité dans la gouvernance nationale et locale, notamment dans les secteurs miniers et de l’éducation, l’emploi des jeunes et le renforcement de la résilience des populations vulnérables afin de faire face à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle de façon durable. Représentant 89% de l’enveloppe totale prévue pour le Mali par l’UE pour 2019, ce montant vient s’ajouter aux 32,8 milliards FCFA décaissés au titre de l’exercice 2018 (50 millions d’euros) dans le cadre de ces deux programmes, sur un total disponible de 40 milliards FCFA (61 millions d’euros), soit un taux de décaissement de 83%.
Cette opération intervient alors que Boubou Cissé, le Premier ministre, avait appelé l’ensemble des partenaires financiers à emboîter le pas à l’institution de Bretton Woods afin de permettre à son pays de mieux faire face aux dépenses sécuritaires qui sont montées en flèche depuis l’éclatement de la crise en 2012.
NIGER : Macron se rendra au Niger pour honorer les soldats tués
Le président français Emmanuel Macron se rendra au Niger pour rendre hommage à 71 soldats massacrés lors d’une attaque djihadiste au début du mois, a annoncé, le mardi dernier, le bureau présidentiel. Macron se joindra à une cérémonie ce week-end dans la capitale Niamey pour rendre hommage aux soldats tués au camp militaire des Inatès dans la région de Tillaberi, dans l’ouest du pays sahélien, le 10 décembre 2019, a déclaré l’Elysée. Macron rencontrera également son homologue nigérien Mahamadou Issoufou à Niamey, a-t-il ajouté dans un communiqué. Les deux doivent discuter des plans d’un sommet dans la ville de Pau, dans le sud de la France, le 13 janvier prochain, réunissant Issoufou et les présidents du Burkina Faso, du Mali, du Tchad et de la Mauritanie. Les cinq dirigeants du Sahel se sont réunis dimanche à Niamey pour préparer le sommet, initialement prévu pour le 16 décembre, mais reporté en raison de l’attaque des Inatès. La France dispose d’une force anti-djihadiste de 4 500 hommes, surnommée Barkhane, qui soutient les cinq pays qui combattent une révolte djihadiste de sept ans. Des milliers de civils ont été tués et des centaines de milliers ont fui leurs maisons. Issoufou a annoncé, mardi soir, qu’une place à Niamey porterait le nom du commandant du camp des Inatès, le lieutenant-colonel Hassane Anoutab, tué avec ses subordonnés lors du massacre du 10 décembre. Macron se rendra à proximité de la Côte d’Ivoire vendredi et samedi avant de se rendre au Niger, selon le communiqué de l’Elysée.
MAROC : La BAD mobilise plus de 200 millions de dollars
Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, mercredi dernier, un financement de 204 millions de dollars américains en faveur du programme d’appui à l’amélioration de la protection sociale au Maroc. Le programme a pour premier objectif d’élargir la protection sociale dans le Royaume, en particulier aux personnes en situation de handicap, aux enfants et aux femmes vulnérables. Il vise également à favoriser une approche régionale de développement des politiques sociales, plus intégrée et plus inclusive. « L’investissement dans la protection sociale est vital. En élargir la couverture est une condition sine qua non pour une croissance durable et partagée. Nous en sommes fiers », a souligné Mohamed El Azizi, directeur général de la Banque africaine de développement pour la région Afrique du Nord. Concrètement, le programme permettra de construire un hôpital régional à Guelmim ainsi qu’un hôpital des spécialités à Ouarzazate, dotés chacun d’une capacité d’accueil de 140 lits. Le projet prévoit, en parallèle, la création de 144 unités spécialisées dans la prise en charge des personnes à besoins spécifiques et la mise à niveau des infrastructures et équipements de 100 dispensaires en milieu rural. Ces unités seront équipées en matériel de télémédecine permettant une prise en charge rapide et à distance des patients Le Maroc figure parmi les membres fondateurs de la Banque africaine de développement. Il est un des principaux pays bénéficiaires de l’institution, avec un engagement cumulé de plus de 10 milliards de dollars américains. Ces financements couvrent différents secteurs, parmi lesquels l’énergie, l’eau, les transports, l’agriculture, le secteur financier et le développement humain.
