Suite à l’enlèvement dans le cercle de Niafunké, le mercredi 25 mars, de l’honorable Soumaila Cissé, président de l’URD, chef de file de l’opposition malienne, le groupement politique qu’il dirige, le FSD prend le gouvernement du Mali pour « le seul et unique responsable » de la situation. C’était à travers un communiqué publié le jeudi dernier.
Alors qu’il battait campagne dans la circonscription électorale de Niafunké, dans la région de Tombouctou, le chef de file de l’opposition malienne, l’honorable Soumaila Cissé et sa délégation ont été victimes d’enlèvement, le mercredi 25 mars. Après avoir déploré cet état de fait, le Front pour la sauvegarde de la démocratie accuse le Gouvernement. « Sourd à tous les appels, voire à toutes les mises en garde, le gouvernement du Mali avait donné des assurances fermes et répétées aux citoyens, de même qu’aux candidats au sujet de sa capacité à leur assurer la sécurité », indique-t-on dans la déclaration. Le FSD n’en décolère pas et ajoute : « Cette promesse de sécuriser les candidats, a-t-elle été refusée à Soumaila Cissé, ou tous ces discours rassurants du gouvernement n’étaient qu’un énième mensonge d’État, savamment distillé ? ». Pour ce front, son président a été victime du « mensonge » d’État. « Ce mensonge d’État, il fait suite à la légende selon laquelle, ce serait le fameux Dialogue national inclusif qui aurait décidé de la tenue de ces élections législatives. C’est faux et archi faux, le DNI a juste soumis à la décision du président de la République d’organiser les législatives », lit-on dans le communiqué. Parlant de la responsabilité de l’enlèvement du chef de file de l’opposition, le FSD a été on ne peut plus clair: « Le FSD tient le gouvernement pour seul et unique responsable de ce drame et l’engage de ramener sains et saufs le président du FSD et les membres de sa délégation », a-t-il déclaré.
Le groupement des leaders politiques rappelle que cinq (5) candidats ont été, au cours de ces législatives, attaqués, en plus d’être dépouillés de leurs biens sans qu’une simple ouverture d’enquête ne soit annoncée aux fins de traduire les auteurs devant la justice.
Aussi, le FSD souligne l’entêtement du gouvernement à maintenir ces scrutins, nonobstant le covid-19 qui se propage jour après jour dans le pays.
Le front n’admet pas le silence du président de la République concernant la situation de son principal opposant. « Le FSD s’étonne du silence du président de la République, dans son discours d’adresse à la Nation, tenu après la disparition de Soumaila Cissé. Quel manque d’humanité, de compassion, et de solidarité ! IBK a-t-il confondu cette tragédie politique et humaine avec un banal fait divers, alors que sa responsabilité est pleinement engagée ? », a-t-on laissé entendre.
Par ailleurs, le front a déploré la mort du garde du corps de l’honorable Soumaila Cissé. Il a présenté ses condoléances à la famille de la victime et a condamné l’acte ignoble dont est victime le chef de file de l’opposition.
Mamadou Diarra
Source : LE PAYS
