Depuis un moment, notre pays s’est résolument engagé dans un processus de refondation qui semble prendre du plomb dans l’aile, en tout cas, en fondant sur certaines pratiques toujours encours dans la gestion des ressources humaines. En effet, la question de l’authenticité des diplômes de l’actuel directeur national de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée, l’inspecteur général Abdoulaye Idrissa Maïga qui avait pourtant défrayé la chronique depuis continue malheureusement d’alimenter les débats.
Pourtant la correspondance du directeur national de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, président de la commission nationale des équivalences adressé aux Inspecteurs des Services pénitentiaires et de l’Éducation surveillée est sans évoque : « Suite à votre courrier du 26 septembre 2005, j’ai constaté que des enquêtes seraient menées pour clarifier la situation. À la lumière de ces enquêtes, il s’est avéré que le diplôme de Maîtrise de droit présenté par l’intéressé a été falsifié ».
Aussi, poursuit la correspondance, « l’Université Paris X-Nanterre ayant délivré ce diplôme nous demande l’adresse de M. Abdoulaye Idrissa Maïga pour une éventuelle procédure judiciaire. Quant au Diplôme d’Éducation Théâtrale délivré par l’Institut national des arts (INA) du Mali, la confusion par rapport à son identité est totale ».
A en croire le document, « l’établissement de la lettre d’équivalence pour le Diplôme d’études supérieures spécialisées est conditionné à son diplôme de base, la Maîtrise en droit, qui est déjà faux ». A partir de ces éléments, on peut comprendre aisément qu’il existe de terribles confusions sur l’authenticité des diplômes de M. Maïga sur la base desquels il a pu bâtir toute sa carrière.
Nonobstant cette évidence, comment l’intéressé a, cas même, continué d’avancer normalement et recevoir les promotions jusqu’à accéder au grade d’Inspecteur général du corps et à se hisser au sommet de l’Administration pénitentiaire ?
Pire, il occupe actuellement le poste de directeur national de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée alors que la question préjudiciable sur l’authenticité de ses diplômes n’a jamais été résolue.
Quid de cette volonté affichée d’instaurer une gouvernance vertueuse et d’assainir notre administration si des questions aussi simple reste sans réponse.
Mama PAGA
