Affaire Thé Achoura : Les doutes de Me Cheick Oumar Konaré quant à la véracité des tests et crie à une « cabale » contre son client

Afin d’apporter des précisions sur « la cabale » actuelle contre  le thé Achoura sur les réseaux  sociaux, l’avocat de la société, Me  Cheick Oumar Konaré s’est prononcé sur la question. Tout en déplorant la traine des documents confidentiels de l’Etat sur les réseaux sociaux, l’avocat trouve que conditions dans lesquelles ont été faites cette analyse laisse place à un doute sur le résultat du test effectué.  

Un échantillon du thé vert de Chine de la marque Achoura, « correspondant au lot n°JX403120046 contient des résidus de pesticides », a alerté une note du Directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), le 19 février 2021, après réception d’une lettre de l’Union européenne par le Mali, indiquant l’existence, sur le marché européen, d’un thé contaminé de pesticide.

Cette note a aussitôt invité les Directeurs généraux régionaux à « prendre des dispositions pour le retirer du circuit de la distribution le lot incriminé ».

C’est cette analyse du laboratoire  central vétérinaire qui a été exploité, selon Me Cheick Oumar Konaré,  par les concurrents du thé Achoura  comme moyen pour   briser la  domination  du produit sur le marché. Selon l’avocat, en  plus du Mali, le Thé Achoura est aussi premier dans 17 autres pays.

L’avocat a déploré  que  sur 122 marques   de  thé au Mali, c’est uniquement  le thé Achoura qui soit visé par ce test, d’où son analyse de   cabale contre le thé Achoura, puisque  la lettre de l’union européenne  ne cible aucune marque  de thé selon lui.

« Il n’avait aucune raison pour celui qui veut faire des recherches objectives sur la base de la lettre de l’union européenne  de viser en particulier le Thé Achoura »  a-t-il indiqué en dénonçant  aussi la  procédure  de cette analyse qui note  la présence de produits  pesticides dans le Thé Achoura.

Aux dires de l’avocat,  la meilleure démarche lorsqu’on veut faire une analyse fiable était de récupérer des échantillons chez l’importateur du Thé en question.

Mais selon lui, on est allé prendre un échantillon chez « un vendeur  de tout » au marché sachant que le  produit pourrait  être contaminé chez ce commerçant.

L’avocat a indiqué qu’en plus du Thé, le  commerçant vend aussi des produits divers comme de la potasse, des insecticides et même des pesticides.  « Rien que la présence d’une denrée alimentaire au près des pesticides peut entrainer des contaminations de la dite denrée » a-indiqué l’avocat.

Au-delà de ça, l’avocat a aussi fait savoir que sur cinq cartons de thé pris dans cette boutique, c’est uniquement  un seul qui a été retrouvé contaminé par pesticide.

Et dans ce seul carton également, c’était deux (2) paquets qui étaient contaminés d’une quantité  « infinitésimales  de 0,3%   de pesticides alors que  la norme permise est de 0,03 ou 0,02% ». En plus de ça, cette contamination concernait aussi  seulement deux (2) produits de  pesticides sur Six (6) cités dans  la lettre de l’union européenne selon l’avocat.

Pour que ce genre de pesticide retrouvé dans les deux paquets puisse causer une maladie chez l’homme, selon Cheick Oumar,  il le  faut consommer pendant 50 ans.

Donc c’est « une quantité insignifiante » selon Me Konaré qui rappelle que  « l’échantillonnage doit permettre de retrouver une majorité de paquet contaminé ».

Concernant le retrait du lot incriminé sur le circuit de la distribution, Me Cheick Oumar a souligné que  le lot n’existe peut-être plus, puisque l’importateur du Thé Achoura vent plus de  55 2000 cartons par mois et ce lot qui ne  contient que 1000 cartons  date  d’aout 2020.  « Il s’agira  de chercher une aiguille dans une boite de foin » a-t-il indiqué.

Pour conclure, Me Cheick Oumar Konaré a dénoncé l’inondation des réseaux sociaux  par un document confidentiel de l’Etat. « Dès que cette  lettre a été adressée aux différentes autorités sanitaires, elles se sont immédiatement retrouvées sur les réseaux sociaux et dans la presse » déplore-t-il.

Tout en rappelant des cas similaires, Me Cheick Oumar  a indiqué que les auteurs seront poursuivis à la justice.

« Je me souviens qu’un discours que le président de  la transition n’a pas pu lire s’est retrouvé sur les réseaux sociaux, je me souviens que le réquisitoire du ministère public, du procureur de la république, un document ultra confidentiel dans l’affaire de « déstabilisation des institutions » s’est retrouvé sur les réseaux sociaux » a-t-il rappelé.

Issa Djiguiba

Source : LE PAYS

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