La salle de conférence du Musée national du Mali a accueilli, ce jeudi 13 novembre 2025, une conférence animée par le parrain du mois de novembre de l’Année de la Culture 2025, autour du thème : « Patrimoine et créativité : le rôle des musées ». La rencontre s’est tenue sous la présidence du Chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Salia Malé, représentant le ministre Mamou DAFFÉ. Étaient également présents le Directeur général du musée, des membres du cabinet ministériel, des professionnels du secteur culturel et des journalistes venus couvrir l’événement.
Cette conférence s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture, décrétée par Son Excellence le général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État. À travers le concept du parrain du mois, le ministère met en lumière des figures emblématiques du monde artistique et culturel malien, appelées à accompagner les événements officiels et à porter des réflexions structurantes sur les enjeux du secteur. Pour le mois de novembre, c’est le Dr Samuel Sidibé, ancien directeur du Musée national du Mali, qui a été désigné pour incarner cette mission symbolique. Dans une atmosphère studieuse et respectueuse, Dr Sidibé a livré une intervention dense, appelant à une réévaluation du rôle des musées dans la société malienne. Selon lui, le patrimoine ne doit pas être perçu comme une simple mémoire figée, mais comme une source vivante capable d’inspirer la création contemporaine. Il a insisté sur la nécessité de replacer la créativité au cœur des politiques culturelles, soulignant que l’identité culturelle se construit autant par l’innovation que par la préservation.
Au-delà du constat, le parrain du mois a proposé plusieurs pistes concrètes : renforcer les formations en design, relancer les défilés textiles au musée, et encourager la production de contenus culturels numériques. Il a également interpellé les autorités sur le besoin de soutenir les artisans maliens dans une démarche de création originale, plutôt que de reproduction. Pour lui, créer à partir du patrimoine, c’est affirmer la place du Mali dans les industries créatives mondiales et garantir la pérennité d’une culture vivante. L’événement s’est conclu par des échanges entre les participants, marqués par une volonté commune de faire du patrimoine un levier de développement culturel et économique. À travers cette conférence, l’Année de la Culture poursuit son ambition : mobiliser les intelligences, valoriser les talents, et inscrire la culture au cœur de la construction nationale.
Ibrahim Kalifa Djitteye
