Me. Aïssata Founè Tembely, présidente intérimaire de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), a publié, le mercredi 4 février, un communiqué relatif aux attaques contre les chauffeurs de camions-citernes, opérées le 29 janvier dernier sur l’axe Bamako-Kayes. Ainsi, l’équipe intérimaire a condamné avec la dernière lesdites attaques.
De par le communiqué, la CNDH se dit fortement préoccupée par la récurrence des attaques contre les chauffeurs de camions-citernes sur les axes routiers, dont les plus récentes ont été enregistrées le 29 janvier 2026 sur la Route Nationale N°1 (Bamako-Kayes), causant la perte en vie humaine d’une dizaine de personnes. Elle s’est inclinée devant la mémoire des personnes décédées, souhaitant prompt rétablissement aux blessés. Face à ces attaques odieuses dirigées contre les populations civiles, et sur le fondement notamment de la Constitution du 22 juillet 2023 ; du Pacte international relatif aux Droits Civils et Politiques ; de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ; des 4 Conventions de Genève de 1949 et de leurs protocoles additionnels relatifs au droit international humanitaire, la Commission Nationale des Droits de l’Homme a condamné avec la dernière rigueur les récentes attaques barbares et ignobles. Lesquelles sembleraient provenir des éléments du JNIM (Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans). Aussi, la Commission Nationale des Droites de l’Homme a saisi cette occasion pour rappeler à l’Etat sa responsabilité première de protéger les populations et leurs biens, notamment sur les axes routiers en vue de mieux garantir la liberté d’aller et de venir sur l’ensemble du territoire national. Puis d’inviter les autorités à rechercher, identifier et traduire en justice les auteurs, commanditaires et complices des atteintes aux droits humains et du droit international humanitaire. Elle a également réitéré son soutien aux Forces Armées Maliennes (FAMa) dans leur lutte contre les groupes terroristes ce, en conformité avec les droits de l’Homme et le droit international humanitaire. Également, l’institution a exhorté les populations à plus de collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité. Selon Maitre Aïssata Founè Tembely, la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée. À cet effet, prévient-elle, nul n’est à l’abri de la violation de ses droits. Rappelons qu’en plus des chauffeurs, des militaires ont été blessés au cours de l’attaque du 29 janvier. Pour sa part, le gouverneur de la région de Kayes, en l’occurrence le général de Brigade Moussa Soumaré s’est rendu au camp militaire Mamadou Lamine Dramé et à l’hôpital Housseyni N’Daou de Kayes. C’était pour rendre visite aux blessés hospitalisés.
Mamadou Diarra
