Burkina-Faso : Ouagadougou manifeste contre la présence française

Ce samedi 30 juillet 2022, de nombreuses personnes se sont rassemblées, dans la capitale burkinabé, à Ouagadougou pour manifester contre la présence française dans le pays.

C’est devant le mémorial érigé à la mémoire de Thomas Sankara que des burkinabè ont appelé au départ de la France de leur territoire. Les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : «France impériale, tyran, sangsue, dégage», «Tous ensemble pour la libération du Burkina Faso », «France, parrain du terrorisme, dégage» ou encore «non aux accords de coopération avec la France». Selon Madame Monique Yeli Kam, présidente de la  nouvelle coalition d’organisation Naaba Wobgo, «nous dénonçons les accords de partenariat économique, l’installation des détachements et des bases militaires sur le continent africain. Et exigeons le départ de la base militaire de Kamboissin à la fin de la convention d’assistance technique et des accords de coopération avec la France ». Elle estime que  la France « s’agrippe de façon misérable à son ancien empire colonial africain dont elle pille, exploite à souhait les ressources, allume des foyers de terrorisme et alimente des guerres et des génocides ». Pour sa part, Sayouba Guindo, membre du M30 exprime toute la détermination de la nouvelle génération. «Nous sommes une nouvelle génération et nous avons pris conscience de notre histoire .Nous sommes déterminés à nous assumer et mériter notre indépendance à travers plus de liberté et de vérité» a-t- affirmé.

A rappeler que ce même mouvement avait  lancé un appel à des manifestations nationales pour exiger «la fin de la politique française sous toutes ses formes et le départ de l’ambassadeur de France», en août dernier. En effet, le Burkina Faso est confronté à l’instar de plusieurs de ses  pays voisins à la violence des mouvements terroristes affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique qui y ont fait, depuis 2015, des milliers de morts et quelques deux millions de déplacés.

Kadidiatou Diarra, stagiaire

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