Doha, la capitale Qataris abrite depuis le 5 mars 2023, la cinquième conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (PMA5). Représentant le Mali, le premier ministre, Choguel Kokalla Maïga a mis ce sommet à profit pour solliciter l’accompagnement des partenaires régionaux et internationaux du Mali.
A l’instar de l’ensemble pays dans la catégorie de pays moins avancés, le Mali était représenté, à la Cinquième Conférence des Nations Unies sur les Pays les moins avancés (PMA5) qui se tient du 5 au 9 mars 2023 à Doha, la capitale Qataris. Mais à la différence de nombreux de ces pays, le Mali fait face à d’énormes crises sociopolitiques et sécuritaires trainant le pays vers le gouffre.
En effet, depuis 2012, une crise multidimensionnelle et complexe, alimentée par le terrorisme et les trafics en tout genre règne au Mali. Un état de fait qui a conduit les plus hautes autorités du pays à engager, parallèlement aux actions de développement, des mesures pour le rétablissement de la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. Cela à travers, notamment le renforcement des capacités opérationnelles des Forces de défense et de sécurité maliennes.
En plus de la sécurité, le gouvernement du Mali doit veiller également :
A la mise en œuvre du processus de réformes politiques et institutionnelles recommandées par les assises nationales de la refondation (ANR) tenues en décembre 2021 ; Au respecter de ses engagements pris avec les organisations régionales et sous régionales dans le cadre de l’organisation des élections crédibles et transparentes, suivant le chronogramme convenu pour un retour à l’ordre constitutionnel; A la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, dont le chapitre III est consacré au développement des régions du nord de notre pays. « Des chantiers très ambitieux au plan national et dont la réalisation requiert également l’accompagnement des partenaires régionaux et internationaux du Mali » a indiqué le premier ministre à Doha. Selon lui, « le développement d’un pays reste tributaire de sa stabilité durable ».
C’est pourquoi, selon lui, la tenue de ce Sommet, particulièrement en cette période cruciale où nous entamons la décennie d’action pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) est très capitale.
A l’instar des autres Pays les Moins Avancés, le Mali fonde beaucoup d’espoir sur le Programme d’action de Doha qui contient entre autres des mesures destinées à lever les obstacles au commerce international et à la compétitivité, y compris l’épineuse question des infrastructures énergétiques et de transport, les restrictions à l’importation et à l’exportation qui demeurent une entrave majeure au développement socioéconomique d’un pays.
Du fait de sa position à la fois Pays en développement, et Pays sans littoral, le Mali est aussi et particulièrement frappé par les impacts néfastes des changements climatiques à l’origine de nombreux conflits intercommunautaires et de nombreuses vulnérabilités écologiques et économiques.
Il faut noter que le Mali, à l’instar des autres pays est préoccupé par l’inflation, le faible niveau des investissements directs étrangers, les coûts élevés de l’énergie, la volatilité des marchés financiers et la perturbation des chaînes d’approvisionnement et de transport dont le Programme d’Action de Doha apporte une réponse cohérente.
En outre, le premier ministre a souhaité la promotion de la chaîne de solidarité et de justice internationale, pour lever les obstacles au développement des Pays les moins avancés.
Issa Djiguiba
Source : LE PAYS
