Le vendredi 25 septembre 2026, une conférence de presse s’est tenue à Benbere autour de la révision de la convention collective régissant la presse. À cette occasion, le président de l’ASSEP, Boubacar Yalkoué, est revenu sur la position de l’ASSEP, de l’UNAJEP et du GROUPE, qui ont émis des réserves sur le processus de révision.
« Nous ne sommes pas contre la révision de la convention collective. Nous avons juste émis des réserves, car il y a d’autres priorités à régler avant cette révision et surtout, le contexte ne s’y prête pas », a déclaré Boubacar Yalkoué.
Selon lui, ces réserves portent notamment sur la méthode utilisée, la procédure suivie et le contexte dans lequel cette révision est envisagée. Il a toutefois souligné que la révision de la convention collective constitue une bonne chose, mais qu’elle devrait, selon le cadre de concertation, être précédée par l’assainissement du secteur de la presse.
Pour Boubacar Yalkoué, cet assainissement passe notamment par la validation des projets de textes relatifs au cadre juridique des médias au Mali, ainsi que par le règlement de la question de l’aide à la presse, à l’arrêt depuis 2019.
À cela s’ajoute, selon lui, la situation difficile des entreprises de presse, qui sont « à l’agonie » depuis un bon bout de temps, en raison de la rareté des contrats d’assurance médias, des contrats publicitaires et des abonnements.
Le président de l’ASSEP a également souligné que l’ASSEP, l’UNAJEP et le GROUPE ont émis des réserves parce qu’ils considèrent que les principales organisations représentatives de la presse écrite privée n’ont pas été associées au processus dès le début.
« Nous avons juste souhaité que la révision se fasse dans le respect des procédures prévues et dans le cadre d’un dialogue véritable entre employeurs et travailleurs, afin de concilier l’amélioration des conditions de travail avec la viabilité économique des entreprises de presse », a-t-il expliqué.
Des mesures en faveur des entreprises de presse
Comme recommandation, Boubacar Yalkoué a indiqué qu’un plaidoyer et un lobbying sont nécessaires auprès des partenaires et de l’État afin de faire avancer les textes actuellement dans le circuit. Selon lui, une fois ces textes adoptés, la révision de la convention collective pourra se faire.
Il a également évoqué la possibilité pour l’État d’apporter une aide indirecte à la presse, notamment à travers des dérogations permettant une réduction de certains frais, comme ceux liés à l’eau, à la téléphonie et aux impôts.
À travers cette conférence de presse, le président de l’ASSEP a une nouvelle fois réaffirmé la position du cadre de concertation sur la révision de la convention collective de la presse : « Révision oui, mais allons d’abord à l’essentiel », notamment les projets de textes relatifs au cadre juridique des médias au Mali et la question de l’aide à la presse, qui n’est plus versée depuis 2019.
Tioumbè Adeline Tolofoudié
