Un atelier de formation des hommes des médias sur les enjeux de l’environnement et la restauration des terres dégradées, prévu sur cinq jours, a débuté le lundi 5 octobre 2026 dans la salle de réunion du Projet de restauration des terres dégradées au Mali (PRTD). Présidée par le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Moussa Diarra, la cérémonie s’est déroulée en présence du Coordonnateur national du projet et de l’ensemble de l’équipe du PRTD.
Prévue du 5 au 9 octobre, cette session s’inscrit dans le cadre de l’aspect communicationnel du projet. Elle vise à renforcer les capacités des hommes et femmes des médias sur les questions environnementales et la restauration des terres dégradées, afin d’en faire de véritables relais d’information et de sensibilisation autour des activités du PRTD. À l’ouverture, le Coordonnateur national, Madou Diallo, a rappelé la volonté du projet de renforcer la communication et la sensibilisation sur la restauration des terres dégradées au Mali.
À cette occasion, Madou Diallo a également souligné la place des médias dans l’accompagnement du projet. « La volonté du PRTD est de renforcer la communication et la sensibilisation sur la restauration des terres dégradées au Mali. Les hommes des médias sont des relais et ont un rôle prépondérant dans la réalisation dudit projet », a-t-il déclaré. Pour lui, l’implication des journalistes doit contribuer à mieux faire connaître les enjeux liés à l’environnement et à la restauration des terres auprès des populations, à travers une information adaptée aux réalités du projet.
De son côté, le Secrétaire général Moussa Diarra a présenté la formation comme une opportunité de mieux impliquer les médias dans la mise en œuvre du projet. « C’est une très belle opportunité pour justement mieux impliquer nos partenaires qui sont les médias, les journalistes dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet-là. C’est un projet à plusieurs enjeux qui parle d’environnement, parle de beaucoup de thématiques », a-t-il expliqué. Rappelant que la presse est considérée comme le quatrième pouvoir, il a invité les participants à mettre ce pouvoir au service de la terre malienne.
En outre, M. Diarra a insisté sur la responsabilité des journalistes dans le traitement de ces questions. Il attend d’eux qu’ils informent avec rigueur, combattent la désinformation et deviennent de véritables relais auprès des populations. « Faut que, à la sortie de cette formation, les journalistes puissent comprendre les enjeux liés à l’environnement, à la dégradation des terres et à la gestion durable des ressources naturelles », a-t-il indiqué. Il souhaite que l’information diffusée soit de qualité et fondée sur l’objectivité.
Après l’ouverture officielle, le Secrétaire général a animé des présentations consacrées aux questions environnementales. Il a notamment abordé le contexte national et international, la dégradation accélérée des terres au Sahel, les effets du changement climatique ainsi que les engagements du Mali, de l’Accord de Paris à l’Initiative Grande Muraille Verte. Il a également présenté les politiques et décisions nationales en matière de gestion durable des terres, avant de détailler certaines techniques du PRTD, notamment la régénération naturelle assistée, les demi-lunes, le zaï, l’agroforesterie, les cordons pierreux et les pépinières villageoises.
Par ailleurs, les participants ont effectué dès le premier jour une sortie de terrain comprenant une visite de la Poissonnerie DFARM, puis d’un site de production. Plusieurs modules sont prévus au cours de la session, notamment sur la présentation du PRTD, les techniques du reportage, le journalisme environnemental et le traitement des informations recueillies sur le terrain. Des travaux pratiques permettent également aux participants de mettre en forme leurs notes et de produire des contenus journalistiques à partir des éléments collectés.
Enfin, la formation accorde une place à la production multimédia et à la communication digitale, avec notamment la vidéo, le podcast et les réseaux sociaux. D’autres thématiques sont également abordées, dont le datajournalisme, le fact-checking, l’éthique et la déontologie du métier, ainsi que les attentes de la Banque mondiale en matière de communication et de relations avec les médias. Les échanges portent aussi sur les outils digitaux, l’Article 6 et le marché carbone. La session se poursuivra avec la finalisation des productions et la restitution.
Ibrahim Kalifa Djitteye

