Pour avoir réussi la première phase, les responsables de Eveil Mali, une association citoyenne œuvrant dans divers domaines, ont procédé, le samedi 25 octobre au palais de la Culture de Bamako, au lancement officiel de la deuxième phase du projet ‘’les ateliers citoyens’’, financé par le Danemark à travers le Fonds d’Appui aux Moteurs du Changement (FAMOC). C’était sous l’égide du coordinateur national de Eveil Mali, Hamma Cissé, qui était accompagné de M. Frédéric Kaboré, chef d’équipe du FAMOC, des leaders religieux dont Iba Haidara, Bandiougou Doumbia…
Dans sa prise de parole, le coordinateur national de Eveil Mali a rappelé que son organisation a pour mission de contribuer à la promotion de la bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques ; contribuer à la promotion de la participation citoyenne inclusive des jeunes et des femmes dans la gestion des affaires publiques ; encourager et renforcer l’engagement politique des citoyens. Après la mise en œuvre réussie de la phase I de son projet « les Ateliers citoyens », Eveil Mali a initié la phase II. Une phase qui, a expliqué M. Cissé a bénéficié du financement du ministère des Affaires Etrangères du Royaume du Danemark á travers le FAMOC. Cette deuxième phase vise à promouvoir la participation citoyenne des jeunes et des femmes dans la gestion des affaires publiques. Parmi les objectifs ciblés via ce projet figurent, entre autres : contribuer au renforcement du leadership des jeunes et des femmes ; renforcer la participation des jeunes et des femmes dans la promotion de la bonne gouvernance et des valeurs de citoyenneté…
Des zones et personnes ciblées
Selon Hamma Cissé, les groupes cibles du présent projet sont les jeunes et les femmes scolarisés et non scolarisés avec plus de 102 000 bénéficiaires finaux visés, dont 2.000 personnes seront touchées par les activités physiques, et 100 000 à travers l’utilisation des moyens virtuels (réseaux sociaux). Aux dires de Hamma, la réalisation de ce projet concerne les sept arrondissements du district de Bamako, les communes urbaines de Niono (région de Ségou) et de Goundam (région de Tombouctou), pour les activités physiques. Et de préciser que les activités relatives à l’utilisation d’internet concernent l’ensemble des localités du Mali. Aussi, a-t-il ajouté, il sera mis en œuvre une approche innovante basée sur l’utilisation combinée des moyens traditionnels, à savoir le contact physique avec les bénéficiaires et des moyens virtuels à travers la diffusion sur les réseaux sociaux d’outils numériques de formation et de sensibilisation. Des autorités administratives, politiques (élus communaux), légitimités traditionnelles et leaders religieux seront également impliquées dans la réalisation de ce projet. Une approche qui a déjà fait ses preuves lors de la mise en œuvre du projet précédent, s’est réjoui le coordinateur.
Des activités programmées
Mettant l’occasion à profit, le jeune coordinateur a annoncé que ce projet compte seize (16) activités principales, avec de nombreuses sous activités, dont leur mise en œuvre s’étendra sur une durée de douze (12) mois. « On peut retenir, entre autres ; les activités de plaidoyers auprès des légitimités traditionnelles et des leaders religieux pour leur implication dans la sensibilisation des populations au renforcement de leur participation aux actions (d’intérêt commun) de développement communautaire ; l’organisation de journées d’échanges des légitimités traditionnelles et des leaders religieux avec les jeunes et les femmes sur leur participation aux actions (d’intérêt commun) de développement communautaire… », a précisé le leader, estimant que la réalisation du projet permettra de renforcer l’esprit citoyen des jeunes et des femmes, de renforcer leur capacité à jouer pleinement leur rôle de moteurs du changement en participant activement à la promotion de la bonne gouvernance, à la gestion des affaires publiques et à la réussite des grandes réformes avec comme corollaire la réussite de la transition.
Mamadou Diarra
