L’information est tombée à travers le Conseil des ministres du vendredi 13 février 2026. Date à laquelle il a été convenu de renouveler le permis d’exploitation de la mine de Loulo, dans le cercle de Kénieba, région de Kayes.
Le Mali et la société minière canadienne continuent leur partenariat après un long conflit minier. Pour ce faire, le Conseil des ministres du vendredi 13 février a été mis à profit par les autorités pour procéder au renouvellement de confiance entre elles et la société Barrick Mining. Sur le rapport du ministre des Mines, le gouvernement du Mali a adopté un projet de décret portant renouvellement du permis d’exploitation d’or, transféré à la Société des Mines de Loulo « SOMILO S.A. ». Le Gouvernement de la République du Mali et la Société des Mines de Loulo ont signé, le 2 avril 1993, une Convention d’établissement relative à l’exploitation de la mine d’or de Loulo, située dans le Cercle de Kéniéba. Cette Convention a donné lieu à l’octroi d’un permis d’exploitation par le décret n°96-048/PM-RM du 14 février 1996, pour une durée de 30 ans. Le périmètre du permis, initialement fixé à 48 km2, a fait l’objet de 3 modifications, a étayé le gouvernement. Puis d’expliquer que les trois modifications ont porté la superficie à 261,225 km2. À lire le document homologué, il est mentionné que dans le cadre du processus de renouvellement de ce permis d’exploitation de Loulo, la Société Barrick Mining Corporation a réalisé une nouvelle étude de faisabilité.
Selon le gouvernement de transition, cette étude a mis en évidence des réserves économiquement exploitables sur 6 ans pour les mines à ciel ouvert, et 16 ans pour les mines souterraines, avec une production annuelle brute de 420,92 kilo-onces. Conformément aux dispositions du Code minier, la Société des Mines de Loulo a sollicité le renouvellement de son permis d’exploitation. Chose qui a été faite par le gouvernement. Ainsi, le projet de décret, adopté, renouvelle le présent permis pour une période de 10 ans.
La société accepte les conditions incluses dans le nouveau code minier du Mali
Cette annonce est faite alors que la Société des Mines de Loulo (SOMILO S.A.) est détenue à 80 % par Barrick Mining, et à 20 % par l’État du Mali. À travers l’adoption de ce projet, le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, semble envoyer un message fort à tous les partenaires. Lequel vise à soutenir que le Mali n’est aucunement opposé aux sociétés minières étrangères, mais veille simplement sur la préservation de l’intérêt des Maliens dans toutes les exploitations minières. Alors qu’elle était soumise au Code minier de 1992, la société Barrick Mining avait, des années durant, disons toute la période conflictuelle, catégoriquement refusé de se soumettre au nouveau code minier. Chose qui a entrainé le déclenchement des batailles judiciaires entre les deux partenaires, suivi des blocages de stock d’or de la société au Mali, des fermetures de bureaux à Bamako, et l’emprisonnement de certains responsables de Barrick Mining dans la même affaire. Grâce à la signature d’un Accord consensuel, les responsables de la société ont été relâchés. Dans le processus de ce renouvellement, l’une des conditions était que Barrick Mining se conforme au nouveau Code minier de 2023. C’est désormais chose faite. À Loulo, une nouvelle étude de faisabilité a confirmé le potentiel industriel du site pour les années à venir.
Mamadou Diarra
