Depuis plus d’une décennie, le Mali fait face à une guerre asymétrique. À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’Armée malienne, le Président de la Transition, et Chef suprême des Armées a salué la montée en puissance de l’outil de défense nationale, fruit, selon lui, de la résilience nationale et de réformes structurelles engagées.
La guerre imposée au Mali a été jalonnée par l’échec de plusieurs initiatives de dialogue dû, en partie, à la mauvaise foi des groupes armés terroristes et de soutiens extérieurs de réussir la paix. Face à cette situation, le Mali a progressivement adopté une posture plus ferme, axée sur le renforcement des Forces armées et de sécurité à travers le recrutement, la formation et l’acquisition d’équipements adaptés à la nature évolutive de la menace.
En effet, dans son allocution à l’occasion du 20 janvier, le Président de la Transition a attribué les avancées sécuritaires récentes à la capacité de résistance du peuple malien. « Je voudrais surtout saluer et magnifier la résilience remarquable du peuple malien depuis 2021, qui nous a permis d’engager des réformes indispensables au profit des Forces armées et de sécurité, afin de disposer d’une armée bien équipée, modernisée, aguerrie et professionnelle »
Une transformation qui a d’ailleurs facilité la reconquête d’une part significative du territoire, autrefois, sous le contrôle des groupes armés terroristes, ainsi que le retour progressif de l’administration et des populations déplacées.
En autonomie ou dans le cadre de la coopération au sein de la Confédération des États du Sahel, les FAMa ont détruit des sanctuaires terroristes, neutralisé plusieurs combattants terroristes, voire obtenu l’abdication d’autres éléments armés.
Très confiant et fier de son armée, le Général d’Armée, Assimi Goïta a annoncé les perspectives pour 2026 qui s’inscrivent, selon lui, dans la continuité de l’intensification des opérations, le recrutement et le renforcement des effectifs, le redéploiement des Forces armées sur l’ensemble du territoire national et la construction de nouveaux camps militaires. « Tant que notre pays ne sera pas totalement sécurisé et stabilisé, nous continuerons à recruter et à équiper nos Forces armées et de sécurité », a affirmé le Chef suprême des Armées, soulignant le caractère durable de cet engagement.
Bien que la fermeté demeure sans équivoque, le chef de l’État laisse également une option pour se repentir en soulignant que des initiatives existent pour encourager ceux qui renoncent à la violence à rejoindre le cadre national.
Issa Djiguiba
