Le gouvernement de la transition est plus que jamais engagé à garantir le droit à l’éducation pour tous les enfants maliens, où qu’ils se trouvent. Lancées le lundi 2 juin 2025, 233 élèves réfugiés du camp de M’Bera, en Mauritanie, ont composé les épreuves du Diplôme d’Études Fondamentales (DEF) en même temps que leurs camarades vivant au Mali.
Les enfants sont les cadres de demain, et les plus hautes autorités de la transition en sont pleinement conscientes. C’est pourquoi plusieurs membres du gouvernement ont accompagné le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, pour le lancement officiel des épreuves du DEF à l’école Mamadou Diarra N°2, à Médina Coura. Pour le ministre, cette mobilisation témoigne d’un « soutien solide des plus hautes autorités de la transition », afin que les examens se déroulent dans les meilleures conditions.
Après le coup d’envoi des examens de fin d’année, donné le 19 mai 2025 par les épreuves du Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) au Centre de Formation Professionnelle Soumangourou Kanté, à Bamako Rive gauche, le ministre Sy Savané a ensuite procédé à l’ouverture officielle des épreuves du DEF, marquant la fin du cycle fondamental pour 350 409 candidats inscrits cette année.
Parmi eux, les 233 élèves réfugiés du camp de M’Bera, qui incarnent à la fois l’engagement de l’État et la résilience d’une jeunesse en quête d’avenir. En dépit des conditions de vie précaires liées à leur statut, ces élèves poursuivent leur parcours scolaire avec rigueur et détermination. Cela a été rendu possible grâce à la mise à disposition d’enseignants formés, soutenus par les autorités éducatives maliennes, en collaboration avec les partenaires internationaux et les institutions mauritaniennes.
« L’État, avec à sa tête le Général d’Armée Assimi GOÏTA, met tout en œuvre pour que chaque élève, quel que soit son lieu de résidence, puisse passer ses examens dans les meilleures conditions possibles », a rappelé le ministre Sy Savané, appelant à la vigilance, à l’intégrité et au sens des responsabilités de tous les acteurs impliqués.
L’organisation du DEF au camp de M’Bera n’est pas un simple geste symbolique : elle traduit une vision politique forte de solidarité nationale et d’éducation inclusive, qui dépasse les frontières géographiques.
Au-delà des chiffres, ces jeunes réfugiés de M’Bera portent avec dignité les couleurs du Mali éducatif. Leur participation au DEF 2025, organisée selon les standards nationaux, envoie un message clair : le droit à l’éducation ne s’arrête ni à la frontière, ni sous une tente, ni dans un camp. Il est universel.
Issa Djiguiba
