TERRORISME : Le chef d’Al Qaïda au Maghreb islamique tué
Le chef d’Al-Qaida au Maghreb islamique, Abdelmalek Droukdal, a été tué au Mali, selon la ministre des Armées Florence Parly qui a confirmé l’info sur son compte Twitter. Ce chef historique du djihad au Maghreb, commandant de plusieurs groupes djihadistes sahéliens, a été tué, le jeudi dernier, au nord-ouest de la ville de Tessalit. Sa neutralisation par les forces armées françaises, avec le soutien de leurs partenaires, serait intervenue le mercredi 3 juin dernier. Il serait mort en compagnie de plusieurs de ses proches collaborateurs, lors d’une opération dans la région de Kidal. Pour l’heure, la confirmation n’a pas été faite du côté des groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). Toutefois, des frappes de l’aviation militaire françaises ont été rapportées à Talhandak, localité relevant du cercle de Tessalit, région de Kidal, sans que le bilan ne soit déterminé. C’est sans doute à l’issue de ces frappes qui ont causé d’énormes dégâts surtout matériels que la mort de Droukdel alias Abou Mosaâb Abdel Woudoud ou Abou Moussab Abdelwadoud et plusieurs de ses proches est intervenue.
Aussi, même si sa mort est un gros coup porté contre le djihadisme au sahel, ce n’est pas pour autant que le fléau va disparaitre de sitôt dans cette zone.
MAISON CENTRALE D’ARRET : Tentative d’évasion
4 détenus ont été tués et 8 personnes blessées lors d’une tentative d’évasion, le vendredi dernier en début après-midi à la Maison centrale d’Arrêt de Bamako, indique un communiqué du gouvernement. Selon des sources pénitentiaires, de nombreux détenus ont tenté de sortir par la force pour rejoindre le grand meeting des « forces patriotiques » qui se tenait sur la Place de l’Indépendance pour exiger la démission du président Ibrahim Boubacar Kéita.
Le communiqué du gouvernement précise qu’aucun détenu n’a finalement réussi à s’évader et que les blessés sont pris en charge par les structures sanitaires de la capitale
MENAKA : Neutralisation de deux bandits
Le jeudi 4 juin 2020, une unité du MSA a mis la main sur le nommé Ismaghil Ag Afounkouche jeune homme âgé de 23 ans, et mis hors d’état de nuire Ahmad Ag Houmouden, tous les deux auteurs de l’assassinat le 28 mai 2020 à Ménaka de Hazi Ag Haynaha et de Zeini Alghabid Ag Ibla deux civils commerçants. Ces jeunes hommes sont des malfrats très violents qui opèrent sur une moto avec des fusils de type kalashnikov. Après l’arrestation d’Ismaghil et son interrogatoire, il a donné le nom de son complice en la personne d’Ahmad Ag Houmouden. Ce dernier pendant son interpellation a ouvert le feu sur l’unité chargée de son arrestation. Cette dernière a riposté et neutralisé le meurtrier. Ces bandits sont également les auteurs de l’assassinat du notable Istaf Ag Hadtijani tué le 8 janvier 2020 à Tassirist (30km sud de Ménaka). Par ailleurs, le MSA a signalé aussi qu’Ismaghil Ag Afounkouche et son complice sont des éléments qui utilisaient le fanion du MSA en clandestinité durant leurs opérations.
CEDEAO : L’organisation dénonce les actes discriminatoires aux Etats-Unis
La Communauté Économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest a qualifié de « meurtre » la mort d’un Afro-américain mercredi dernier aux Etats-Unis. George Floyd a été asphyxié par un policier américain. La CEDEAO dénonce les faits et demande aux autorités américaines de faire en sorte que les actes discriminatoires contre les noirs prennent fin.
BANAMBA : La météo face aux changements climatiques
Un atelier du projet d’amélioration du réseau d’observation météorologique face aux changements climatiques au Mali s’est tenu, le 4 juin dernier, dans la localité. Plus d’une trentaine d’élus locaux du cercle y ont pris part. Organisé par Mali-Météo, l’objectif de cette session visait à permettre aux participants de prendre des dispositions pour faire face aux changements climatiques. Rappelons que le monde célèbre aujourd’hui la journée de l’environnement.
KOUTIALA : Le fond Covid-19 insuffisant selon les responsables de la santé
Sur les 50 millions F CFA mis à la disposition de la région de Sikasso dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, 6 millions 500 mille F CFA ont été octroyés au cercle. La plateforme « ONE HEALTH » a exprimé son mécontentement le mercredi 03 juin 2020. Ses responsables jugent cette somme insuffisante vu le nombre de cas de Coronavirus enregistré à Koutiala. A la date du 03 juin, le cercle comptait 28 cas positifs.
COVID 19 : L’OMS reprend les essais cliniques sur l’hydroxychloroquine
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mercredi la reprise des essais cliniques sur l’hydroxychloroquine comme traitement potentiel contre le COVID-19, après une interruption de plusieurs jours. Le chef de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a expliqué qu’une évaluation a depuis été menée pour analyser les données des essais cliniques. Sur la base des données de mortalité disponibles, l’agence onusienne a conclu qu’il n’y avait « aucune raison de modifier le protocole de l’essai ». L’OMS avait annoncé la semaine dernière la suspension de l’administration d’hydroxychloroquine en raison des « inquiétudes quant à la sécurité du médicament », suite à la publication d’une étude parue dans la revue médicale The Lancet. Celle-ci jugeait inefficace, voire dangereux, le recours à la chloroquine et à l’hydroxychloroquine pour lutter contre le COVID-19. « The Lancet » a depuis pris ses distances avec son étude sur la chloroquine. À ce jour, plus de 3.500 patients dans 35 pays ont participé à l’étude Solidarité, un essai clinique international lancé par l’OMS dans le but de trouver un traitement efficace au COVID-19. Le chef de l’OMS a également annoncé que le continent américain continuait de représenter le plus grand nombre de cas. « Nous sommes particulièrement inquiets pour l’Amérique centrale et du Sud, où de nombreux pays assistent à une accélération des épidémies ». En revanche, l’Europe a connu son plus faible nombre de cas signalés depuis le 22 mars. Au total, plus de 100.000 cas de COVID-19 ont été signalés chaque jour à l’OMS ces cinq derniers jours.
LISTE NOIRE DE L’UE : 14 pays africains touchés
14 pays africains ne peuvent pas faire voler certaines de leurs flottes dans le ciel européen. Cette information fait suite à la mise à jour de la liste de sécurité aérienne publiée le 2 mai 2020 par la Commission de l’Union européenne. Toutes les compagnies aériennes basées au Congo, République démocratique du Congo, Djibouti, Guinée équatoriale, Erythrée, Liberia, Libye, São Tomé et Príncipe, Sierra Leone, Soudan et Angola (à l’exception de TAAG Angola Airlines et Heli Malongo) restent interdites d’exploitation dans le ciel européen, « en raison d’un manque de supervision de la sécurité par les autorités de l’aviation de ces Etats ».
Ce sont plus d’une cinquantaine de transporteurs africains, publics et privés, qui sont frappés par cette interdiction. Le Soudan (12), la RDC (10), la Libye (8) et l’Angola (7) représentent les plus grandes proportions avec un total cumulé de 37 compagnies blacklistées.
Dans la même logique, Med-View Airlines (Nigeria) et Air Zimbabwe (Zimbabwe) ne peuvent pas voler vers l’UE, à cause « des préoccupations de sécurité concernant ces compagnies elles-mêmes ». En revanche, Air Service Comores peut desservir l’Europe, mais à condition de le faire à partir de « type d’avions spécifiques ».
« La liste de sécurité aérienne de l’UE devrait être utilisée comme un instrument qui aide les compagnies aériennes et les pays répertoriés à réévaluer et à améliorer leurs normes de vol », a déclaré la commissaire européenne aux Transports, Adina Vălean, ajoutant que la Commission, avec l’aide de l’Agence de la sécurité aérienne de l’Union européenne, est prête à coopérer pour améliorer la sécurité aérienne desdits pays.
