Soucieux de la situation de ses compatriotes, depuis l’éclatement du conflit armé entre la République islamique d’Iran et Israël, le gouvernement malien procèdera très bientôt au rapatriement de ses citoyens désireux de rentrer au pays. L’annonce a été faite dans un communiqué du ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, le 20 juin 2025.
À l’instar de tous les autres pays, le Mali est soucieux du sort de ses compatriotes établis en Iran depuis le déclenchement des affrontements avec l’État hébreu, le 13 juin 2025.
En effet, dans un communiqué publié le 20 juin 2025, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, M. Mossa Ag Attaher, dit suivre de très près l’évolution préoccupante de la situation sécuritaire au Moyen‑Orient. Et, par conséquent, informe‑t‑il des dispositions en cours pour le rapatriement de tous les Maliens vivant dans ce pays.
« Le ministre suit avec une grande attention l’évolution de la situation et s’assure que des dispositions sont en cours pour procéder au rapatriement de tous nos compatriotes concernés par la situation et désireux de quitter l’Iran », indique ce communiqué.
Par la même occasion, le ministre Ag Attaher a précisé que le nombre de Maliens vivant dans ce pays est estimé à près de 130 personnes.
Après la collecte des informations par l’intermédiaire de l’ambassade à Téhéran ainsi qu’à la suite d’un contact direct avec la communauté malienne en Iran, précise le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, la situation de présence des Maliens vivant en Iran se présente comme suit : trois familles de diplomates maliens, soit 9 personnes à Téhéran ; 20 étudiants boursiers à Qazvin ; ainsi qu’une centaine d’étudiants en études islamiques et leurs familles à Qom.
Tout en invitant ses compatriotes établis en Iran à garder leur calme et à éviter les zones à risque, le ministre Mossa Ag Attaher a rassuré que des dispositions urgentes sont en cours pour le rapatriement de tous nos compatriotes désireux de quitter l’Iran.
Issa Djiguiba
