M. Bakary Traoré, ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, représentant le Premier ministre Division Abdoulaye Maïga, a présidé, le jeudi 27 novembre au CICB, la cérémonie d’ouverture de la 4e édition de la Journée d’information et de sensibilisation sur le Régime d’Assistance médicale (RAMED). C’était sous la présence du médecin colonel-major Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social, M. Liu Kaiyuan, chargé d’affaires au sein de l’Ambassade de Chine au Mali, M. Hameth Ben Hamane Traoré, DG de l’ANAM…
Cela fait quatre ans consécutifs que les responsables de l’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM), en collaboration avec le département de la Santé et du Développement social, tiennent la journée d’information et de sensibilisation sur le RAMED. Riche en évènements, l’édition de cette année n’a pas dérogé à la règle visant à reconnaitre le mérite des collectivités qui ont pu mobiliser leur contribution pour la prise en charge des indigents, des blessés de guerres et d’autres couches ciblées par le régime. Ainsi, des attestations de reconnaissance ont été remises aux maires des communes V, IV, VI, III du district de Bamako, ainsi qu’à ceux de Ségou, Markala, Ouéléssébougou, Kati, Kayes, Kita, Kéniéba, Sikasso, Bougouni, Koulikoro, Sanankoroba, San… À cela s’ajoute la remise de 21 tablettes offertes par la Chine au Mali. Dans son discours d’ouverture, le ministre Traoré a estimé que le RAMED est, au fil des années, devenu l’expression vivante de la solidarité nationale au profit des plus démunis. À ce jour, l’Agence nationale d’Assistance médicale a immatriculé 3 552 087 personnes à travers le territoire national, parmi lesquelles 485 381 ont bénéficié gratuitement de soins de santé dans les formations sanitaires partenaires, a-t-il expliqué. Selon lui, des défis demeurent dans le secteur, notamment le coût jugé élevé de la prise en charge médicale ; le faible niveau de mobilisation des contributions des Collectivités territoriales. Et de rappeler que ces contributions, étant des obligations légales, les Maires sont invités, sous la supervision des autorités administratives, à s’acquitter de leur devoir, afin de permettre à l’Agence nationale d’Assistance médicale d’assurer, conformément à sa mission, la prise en charge des indigents, des blessés de guerre, ainsi que des chauffeurs et apprentis, dont le rôle dans la vie économique et sociale du pays n’est plus à démontrer.
La coopération sino-malienne
De son côté, M. Liu Kaiyuan, chargé d’affaires au sein de l’Ambassade de Chine au Mali, dira que la coopération sanitaire constitue toujours un élément important de la coopération sincère entre la Chine et le Mali. Depuis 2021, l’Ambassade de Chine a fourni à l’ANAM plus d’une centaine de tablettes, afin de favoriser son travail numérisé. En plus, de l’année 1968 jusqu’à aujourd’hui, la Chine a déployé au Mali 30 équipes médicales successives, mobilisant plus de 900 experts chinois, donnant des soins de grande qualité en faveur de plus de 7 millions de personnes, a rappelé le diplomate, précisant que l’Hôpital du Mali est un projet phare de l’aide chinoise au Mali, jouant un rôle crucial dans le développement des services de santé maliens. Actuellement, a-t-il argué, la Chine et le Mali collaborent étroitement à la mise en œuvre de projets de modernisation sanitaire, notamment la construction d’un centre au traitement du pied diabétique. En outre, le gouvernement chinois offre à l’Hôpital du Mali, chaque année, des dons de matériels. Ces collaborations fructueuses favorisent non seulement le bien-être sanitaire aux populations maliennes, mais aussi témoignent de l’amitié indéfectible entre nos deux nations, dira le responsable, rapportant que son pays s’apprête à offrir prochainement 2000 tonnes d’aide alimentaire au Mali. Rappelons que des cartes RAMED, valables pour trois ans, ont été remises à certains chauffeurs blessés lors des escortes des produits pétroliers.
Mamadou Diarra
